Cet après-midi, dans les rues de Saint-Denis, j’ai été frappé par le bon sens populaire. Nos concitoyens ont tout compris. Ce qui explique bien sûr leur écœurement, qui débouche trop souvent sur la résignation : finalement, à quoi bon voter ?




Contrairement à 2005, le formidable défi que nous affrontons n’est donc pas de ressasser éternellement les critiques d’une Europe au bord de l’explosion, mais d’être capable, et c’est beaucoup plus dur, de proposer aux Européens, et pas seulement aux Français, les clés d’une refondation européenne. En un mot, passer d’une Europe qui marche par soustraction à une Europe qui libère les énergies et les additionne. C’est tout le sens de notre ambition républicaine pour une Europe des nations et des projets.




Le combat sera certes long, mais la victoire est inéluctable car le système en place court fatalement à sa perte et suscitera obligatoirement des contestations, notamment en France où nous fêterons bientôt le 220ème anniversaire de la Grande Révolution. Faut-il attendre des drames sociaux, politiques, pour enfin admettre la nécessité de cette refondation ? Telle est l’interrogation majeure.




Cet après-midi, dans les rues de Saint-Denis, ville populaire et métissée, j’ai compris à quel point nos compatriotes, même les Français depuis peu pour certains, tenaient à la France, à la République, à ses valeurs. Nous sommes là au cœur du gaullisme de demain : le respect du peuple et de la Nation est le passage obligé pour rendre à l’homme sa dignité de citoyen.




Pour nous le gaullisme n’est pas une nostalgie, c’est simplement une boussole : esprit de résistance, respect du peuple, indépendance nationale et humanisme, voilà nos quatre points cardinaux. Des points cardinaux sans âge qu’il nous appartient de remettre au cœur de la vie politique française.