Tout au long des très nombreux déplacements que j’ai pu faire, j’ai constaté à quel point nos concitoyens souffrent et sont malheureusement résignés. Le double langage permanent de l’UMP et du PS sur tous les sujets explique une grande part de ce désabusement, au point que l’abstention semble être leur seul recours pour faire un grand bras d’honneur à une classe politique qui ne les respecte pas.

Pour autant, comme je ne cesse de le répéter, cette abstention conforterait ces castes qui nous gouvernent et qui rêvent de dissoudre le peuple pour avoir définitivement les mains libres. L’abstention est donc une fausse bonne idée. Il faut, tout au contraire, mobiliser notamment les nonistes de 2005 qui doivent comprendre que seul leur vote peut justement bouleverser ce système qui les opprime.

Surtout, que les électeurs ne cèdent pas à la manipulation de l’opinion orchestrée avec des sondages trafiqués. En témoigne l’émission de ce soir d’Arlette Chabot, pur produit de cette petite oligarchie parisienne qui s’accroche à ses privilèges et qui veut décider à l’avance à la place des Français. J’ai été exclu, je dirai même censuré, du débat de ce soir sur FR2 pour la raison très simple que notre discours gaulliste et républicain pourrait gêner l’éternel débat entre les partisans du oui qui s’auto-congratulent, et les représentants du non, comme de Villiers et le Pen, soigneusement choisis et valorisés par Arlette Chabot, car ils déconsidèrent la cause des nonistes.

Il est tellement plus facile de refaire le débat d’il y a 20 ans que d’inviter des nouvelles personnalités capables d’expliquer que nous ne sommes pas condamnés à ce faux choix entre l’Europe de Bruxelles et la France recroquevillée.

A court d’arguments, la direction de FR2 invoque des sondages - mais quels sondages ! - toujours les plus négatifs, alors qu’il en existe qui nous créditent de 4 (CSA) à 5% !

Malgré ce coup bas indigne de la télévision publique, dont l’honneur a heureusement été sauvé par FR3 et FR5 qui ont toujours été très correctes à mon endroit, je reste convaincu que les Français, comme ils me le disent souvent dans la rue, sauront reconnaître notre travail pour proposer une autre Europe qui rende à la France sa liberté et qui permette, par des coopérations à la carte, de peser dans le monde du XXIème siècle.

Jusqu’à la dernière heure, faisons campagne, mobilisons nous, parlons aux Français. Leur doute et leur inquiétude se transformeront obligatoirement un jour en sursaut. C’est ce sursaut qu’il faut inlassablement encourager et anticiper.