Mais à qui la faute ? Aux banques qui profitent d’un refinancement à 1% et qui prêtent à 4 ou 5 ? Aux banques, qui tondent les déposants en profitant du maquis de la réglementation ? Ou plutôt à l’Etat, c'est-à-dire au pouvoir politique, qui se refuse à contrôler, à réglementer leurs activités ?

Bien évidemment tant que le gouvernement se couchera devant Mr Pébereau et consorts, rien ne changera. Les PME seront tous les jours un peu plus étranglées, les particuliers souffriront un peu plus et les profits des banques, au lieu de servir l’économie productive, alimenteront la spéculation et les bonus de ceux qui l’organise.

Que faire ? Pour remettre de la concurrence et défendre les particuliers, on doit créer en France les « actions de groupe » (plaintes collectives), dont le pouvoir dissuasif envers les entreprises indélicates est reconnu de tous. Pour aider les PME, il faudra bien nationaliser 1 ou 2 banques afin de casser l’oligopole privé qui s’est constitué et garantir ainsi, grâce à l’intervention publique, un surplus de concurrence ! Mais surtout, la réforme fondamentale consisterait à séparer de nouveau les activités bancaires de détail d’un côté, et d’investissement de l’autre.

Mais, là aussi, c’est la volonté qui manque car la nomenklatura qui gouverne la France pantoufle allégrement dans le secteur bancaire, oubliant qu’il n’y a pas d’économie forte sans industrie puissante.

Sans changement profond à la tête de l’Etat, les prédateurs, hélas, auront encore de beaux jours devant eux…