28 01 2010
Agriculture : l’Etat démissionnaire
Par Nicolas Dupont-Aignan le jeudi, janvier 28 2010, 18:12 - Lien permanent
J’ai visité lundi dernier une exploitation agricole en Seine et Marne. 440 hectares, faisant vivre trois familles qui ont mutualisé leur matériel pour plus d’efficacité.
L’exploitant, membre de la Coordination rurale, m’a exposé l’un des problèmes majeurs de l’agriculture française : l’absence d’une vraie capacité d’expertise indépendante pour vérifier et promouvoir les bonnes pratiques agricoles.
Par exemple, il m’a relaté comment il a tâtonné pendant des années pour trouver le bon dosage d’engrais à l’hectare, le fabriquant, bien sûr, indiquant dans la notice une dose dix fois supérieure à ce qui se révèle finalement nécessaire.
Une fois le produit mis sur le marché, muni de toutes les autorisations en bonne et due forme, ce sont des millions d’euros qui partent en fumée sauf pour quelques grandes entreprises qui, bien sûr, poussent à la consommation. Sous forme de boutade, l’exploitant m’a dit : « C’est comme si le pharmacien était aussi le médecin ». S’il en était ainsi, il va de soi que les prescriptions de médicaments s’envoleraient.
Mais à quoi sert le Ministère de l’Agriculture, à quoi servent les Chambres d’Agriculture ? Les quelques experts qu’elles dépêchent sur le terrain sont trop vite rapatriés dans leur bureau.
Le jour où une expertise indépendante et aisément accessible en matière agronomique sera assurée, alors on pourra parler de vrai Grenelle de l’Environnement. On est très fort pour demander l’installation de panneaux solaires sur le toit de la grange ou de planter une éolienne au milieu du champ, cela fait écolo ! En revanche on tâtonne toujours pour doser correctement les produits chimiques dans les sols.
Tout à coup, alors que j’étais sur le départ, il me dit : « J’oubliais, ils viennent de sortir une semence entourée d’un insecticide qui nous a tous rendu malade dans le secteur. On s’est renseigné et les symptômes sont apparus dans toute la France. Pourtant ce nouveau produit est autorisé par le ministère ».
Il y a de quoi frémir quand on sait que les médecins leur ont demandé de ne plus toucher cette semence et que le fabriquant a même recommandé un masque pour le manipuler. L’enquête suit son cours. Là aussi, silence radio du ministère de l’Agriculture.
En rejoignant une autre exploitation, à travers ces magnifiques paysages de Seine-et-Marne, où l’on peut voir ces vieilles fermes fortifiées des environs de Provins, je me disais tout simplement que c’est l’Etat qui a disparu, débordé par ces multinationales, par un progrès technologique qui avance plus vite que les chefs de bureaux, par ces intérêts qui achètent la bureaucratie de Bruxelles ou de Paris.
Oui, de tout temps il y a eu des combines, mais jusqu’à une période récente l’Etat jouait son rôle, celui de faire prévaloir l’intérêt général, la santé publique. Curieux pays qui a autant de fonctionnaires et de dépenses publiques par habitant mais qui semble incapable de se faire respecter par Bayer ou Monsanto ! Ce n’est pas une question d’argent, c’est une question de volonté et d’organisation. A cet égard, serait-il si extraordinaire que la Région apporte son aide à ses agriculteurs, pour aider à la réorganisation des filières, pour encourager certaines productions, pour apporter une expertise qui fait défaut ? Ce n’est, semble-t-il, pas la préoccupation de M. Huchon ni de Mme Pécresse. Mais, me diront-ils sans doute : « La Seine-et-Marne est si loin… »
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Commentaires
Dormez tranquille braves gens le petit 'Faitout' de l'Élysée veille sur vous.
Lundi il a solutionné les problèmes laitiers car il va aller visiter une ferme.
Il est vrai qu'au salon de l'agriculture l'an passé il était pressé de se ....."Casser". Quel "pôvre C.."
en tous cas thème de campagne régionale pour DLR et "Voter pour vous".
Huchon le cochon et Pécresse la gazelle n'y connaissent rien en culture et les verts même avec leur 4X4 ne sortent au delà du périphérique juste pour aller a Montreuil chez la cumularde : la sénatrice maire : Dominique Voynet
oui j'apprécie votre lucidité et votre justesse d'analyse. De plus en plus nous prenons conscience que nous sommes gouvernés par des multinationales, lesquelles possédent de puissants lobbies capables de pression. Le peuple d'europe n'a aucun moyen de pression, lui, sur les hautes instances européennes, car elles ne sont pas élues par les concitoyens. Mon discours est sans doute trop simpliste mais je suis certain que Bruxelles ne défend pas l'intérêts des peuples. Le jour ou les dirigeants de l'Union Européenne seont élus au suffrage universel, nous pourrons considérer qu'ils sauront nous représenter, autant dire jamais. Maintenant je ne suis pas partisan de l'ump ni du PS et je pense que le Président fait ce qu'il peut avec son petit pouvoir de pacotille. Il se démène comme un beau diable lui qui n'est pas seulement à l'écoute des lobbyistes mais aussi des citoyens. Il est de bon ton dans notre pays de critiquer les hommes au pouvoir; on est sûr au moins d'être approuvé par la majorité, Cette manie que nous n'avons pas perdue depuis Louis XV de critiquer systématiquement le pouvoir est dangereuse.
Pour en revenir au texte de NDP ci dessus voilà des idées dénuées de critique systématique;Elles nous disent combien les bonnes idées sont trop peu partagées au profit de l' intérêt des plus puissants. La critique systématique du pouvoir peut être parfois constructive. Je vous remercie pour cela
NDA écrit : " je me disais tout simplement que c’est l’Etat qui a disparu, débordé par ces multinationales, par un progrès technologique qui avance plus vite que les chefs de bureaux, par ces intérêts qui achètent la bureaucratie de Bruxelles ou de Paris. "
Cette phrase est extraordinaire.
" C'est l'Etat qui a disparu. "
C'est ça. C'est exactement ça.
En France, les ouistes de gauche ET AUSSI les ouistes de droite dirigent la France depuis 1974. Chose étonnante : ils dirigent la France comme si la France était une entreprise privée.
Depuis 1974, les ouistes de gauche ET AUSSI les ouistes de droite croient sincèrement qu'il suffit de diriger la France comme une entreprise privée.
Conséquence : l'Etat a disparu. Les entreprises privées multinationales prennent sa place. Et ça se retrouve dans TOUS les domaines.
Nous pouvons comparer avec les dirigeants politiques des Trente Glorieuses (présidents de la République et Premiers ministres). Pendant les Trente Glorieuses, les dirigeants politiques NE dirigeaient PAS la France comme une entreprise privée.
Eux, ils avaient compris qu'on ne devait pas diriger la France comme une entreprise privée.
Eux, ils étaient des hommes d'Etat.
Pas des comptables, ni des avocats d'affaires obsédés par l'entreprise privée.
Selon le CITEPA en France, l’agriculture et la sylviculture seraient responsables à hauteur de 16% des 534 millions de tonnes de CO2 libérées dans
l’atmosphère en 2005, à savoir 86 millions de tonnes de CO2.
Non seulement les sols de l’agriculture intensive ne peuvent-ils plus
stocker le CO2 mais, en plus, ils en sont une source considérable.
Pourquoi? Tout simplement parce qu’ils sont morts. Selon l’agronome
Français Claude Bourguignon:
“Sur l’ensemble de l’Europe, environ 90% de l’activité biologique des
sols cultivés a été détruite par l’agriculture intensive. Je dis bien :
détruites. Les zones les plus ravagées sont l’arboriculture et la
vigne. Or l’activité biologique des sols est indispensable pour
l’écosystème. Le sol est une matière vivante : sur trente centimètres
d’épaisseur, il concentre 80 % des êtres vivants de la planète. Les
vers de terre, à eux seuls, pèsent plus lourd que tous les autres
animaux du monde réunis. Mais les sols abritent aussi des bactéries,
des champignons et une myriade d’organismes qui se nourrissent de la
matière organique. Or en Europe, le taux de matière organique du sol
est passé de 4% à 1,4% en cinquante ans...
En France, 60 % des sols sont frappés d’érosion. Actuellement, nous perdons en moyenne quarante tonnes de sol par hectare et par an.”
En fait, certains sols betteraviers en France, par exemple, perdent 100
tonnes de sol par hectare et par an. Cela signifie qu’il faut 2000 ans
pour réparer 20 années d’agriculture intensive betteravière si on
laisse la nature reprendre ses droits.
L’agriculture intensive moderne est génératrice de cancers, de désertification et de réchauffement climatique.
L’Agriculture Biologique offre-t-elle réellement la possibilité de réduire le réchauffement climatique?
Il faut se tourner vers les USA et le Rodale Research Center
au coeur de la Pennsylvannie pour obtenir une réponse étayée
scientifiquement à cette question. Le Rodale Research Center a mis en
place en 1981 une expérimentation portant sur 3 terrains cultivés: le
premier en agriculture conventionnelle chimique, le second en
agriculture biologique avec légumineuses et le troisième en agriculture
biologique avec fumier. Il a publié ses premiers résultats au bout de
23 ans en 2003:
- aucune augmentation de carbone dans le sol du terrain en agriculture chimique.
- une augmentation de carbone variant de 15 à 28 % dans les deux autres
terrains, la plus grande augmentation étant obtenue avec le fumier.
Le Rodale Research Center en déduit la capacité de fixer par année et par hectare 3,7 tonnes de CO2
en agriculture biologique. Et ce sans prendre en considération les
réductions en émissions de CO2 dues aux besoins énergétiques inférieurs
de l’agriculture biologique que le Professeur David Pimentel, de
l’Université de Cornell dans l’état de New-York aux USA, estime à 63%
des besoins énergétiques de l’agriculture chimique.
Selon ces calculs, si la totalité de la surface agricole US, (à savoir
200 millions d’hectares) était reconvertie à l’agriculture biologique,
cela annulerait les émissions de CO2 de 158 millions d’automobiles US
chaque année.
La surface agricole française s’étend sur 33 millions d’hectares (à
savoir 60 % du territoire), dont 62 % sont occupés par des terres
arables et plus du tiers par des prairies permanentes.
Pour
la France, selon ces mêmes données, la reconversion à l’agriculture
biologique des 20 millions d’hectares de terre arable générerait une
fixation de l’ordre de 74 millions de tonnes de CO2 alors que
l’agriculture conventionnelle et la sylviculture sont créditées
actuellement d’une émission de 86 millions de tonnes de CO2.
La British Royal Society a estimé que le 1,2 milliard d’hectares de
terre arable de la planète pouvait séquestrer de 6,1 à 10,1 milliard de
tonnes de CO2, à condition bien sûr de pratiquer des formes
d’agriculture durable.
L’écrivain agricole Australien Grame Sait estime que “si
nous pouvions accroître de 1,6 % la matière organique sur les 8,5 % de
la surface planétaire qui est cultivée, nous pourrions séquestrer sans
problème les 100 ppm supplémentaires de CO2 que l’humanité a libérés
dans l’atmosphère.”
Quant au second gaz à effet de serre, le protoxyde d’azote ou N2O, nous n’avons pas
d’études précises permettant de chiffrer sa réduction par une
reconversion à l’agriculture biologique. Rappelons que ce gaz est
généré par l’épandage et le processus de dégradation dans les sols des
engrais azotés ainsi que par le tassement des sols lié à un travail du
sol intense.
Quant au troisième gaz à effet de serre, le méthane, ou CH4, il est
généré par la fermentation entérique des ruminants et les fosses à
lisier. Nous serions enclins à remettre en question la consommation
inconsidérée de viande dans les pays occidentaux. La consommation de
viande, au niveau planétaire, rappelons-le, est passée de 44 millions
de tonnes en 1950 à 265 millions de tonnes en 2005. Et cette tendance
ne fait que s’amplifier.
Rappelons également qu’il faut, en agriculture intensive, près de 100 000 litres d’eau
pour produire 1 kilo de viande de boeuf et que l’Amérique latine est
ruinée par la culture du soja transgénique pour produire de la viande
consommée par les nantis de la planète.
En conclusion, s’il est vrai que le CO2 n’est pas le seul gaz à effet de
serre imputable à l’agriculture intensive, il reste que sa
séquestration par l’agriculture biologique permet non seulement de
limiter le réchauffement climatique mais accroît aussi de façon
incroyable la fertilité des sols.
Texte d'Etienne Guillet
Bonjour à tous
@ Monsieur Dupont Aignan
Bravo pour cette analyse qui met le doigt sur les vrais problèmes agricoles et environnementaux.
@ enocq
Merci pour ce texte très intéressant, me permettez vous de le diffuser largement?
Cela montre aussi selon moi le grand travail d'information du public à faire. Devant l'apathie générale, le découragement (qui m'atteint souvent également) et la manipulation des médias, chacun doit s'employer dans ce sens. Je pense que nous devrions faire la publicité de toutes les solutions alternatives et citoyennes ( AMAP, circuits courts, financements alternatifs comme TERRE DE LIENS, etc..)
Par ailleurs quand on parle balance commerciale, il ne faut pas oublier que la FRANCE par rapport à d'autres pays comme l'ALLEMAGNE peut nourrir sa population sans importer d'intrants.
Ce qui est en train de se passer en Grèce est d'une importance historique.
Faillite de la Grèce : ni l’Allemagne, ni la France ne paieront pour sauver la Grèce.
http://www.lefigaro.fr/flash-actu/2...
De toute façon, l’Allemagne et la France sont trop fauchées pour sauver la Grèce.
Même si elles voulaient, elles ne pourraient pas aider la Grèce. L'Allemagne et la France ont elles-aussi leurs dettes publiques qui ont explosé.
Conclusion : après la Grèce qui va être en défaut de paiement, les autres PIGS seront eux-aussi en défaut de paiement.
(D’après ces connards d’anglo-saxons, les PIGS sont le Portugal, l’Irlande, la Grèce, l’Espagne : ces quatre pays vont faire faillite car leur économie est en ruines)
La zone euro va éclater plus tôt que prévu.
Comme disent les économistes, ce n’était pas une "zone monétaire optimale". L’euro aura vécu environ huit-dix ans.
Adieu, la zone euro.
si il est une victoire a ne pas laisser passer,celle du département du GERS,qui a obtenu l'interdiction des ogm sur leur sol,une victoire qui pourrait faire jurisprudence,en FRANCE sur tout le territoire.
NDA est le seul politique à dire haut et fort et avec sincérité, ce que nous pensons et voulons réaliser en Agriculture comme en défence de l'industie et de l'emploi.
C'est autour de NDA et dans DLR qu'il faut réaliser le réaliement de tous les patriotes français qui se sentent seuls, isolés et trahis et, à partir de cette force, nous pourrons reconstituer un nouveau Conseil National de la Résistance.
Cela se réalisera sur un projet qui est le nôtre.
Il faut êre plus proche que jamais de lui, soutenir NDA de toutes nos forces avec confiance et détermination car, rare homme de cohérence et de fidélité en notre temps si chaotique, il est le seul homme politique résolu à parler vrai et à être fidèle à lui même comme à ses compagnons de DLR.
@André 5
Aucun problème de diffusion, au contraire.
Nicolas ,
Le probleme des pesticides est UN des problemes essentiels auxquels nous sommes confrontés .
Pesticides dans les terres , les eaux avec des conséquences désastreuses pour la faune et tout l'éco systeme .
Pesticides dans nos aliments avec des conséquences sur notre santé ( cancer , fécondité ) .
C'est un défi MAJEUR .
Défi duquel sont absents tous nos politiques ( y compris les verts ) .
A quand un comité de pilotage a DLR sur ce sujet et des vraies propositions ?
Nous avons avec Enoch quelques divergences parfois , rares , mais je dois reconnaitre sa grande compétence et son ouverture d'esprit , pourquoi donc cette impression que toutes nos contributions restent sans écho ?
IL y a une campagne électorale avec des SUJETS PORTEURS que nous n'exploitons pas assez .
Patrick Mennessier
L'agriculture connaît une nouvelle vague sévère d'érosion de ses fermes agricoles, au détriment principalement des petites fermes et des fermes associant culture et élevage ou élevage à l'herbe.
Contrairement à d'autres pays européens, le gouvernement français continue à favoriser une politique de production agricole intensive.
Les aides à l'agriculture sont en effet restée axée très fortement sur des aides à la production (87 %) qui favorisent l'agriculture intensive et surtout les grandes exploitations. Ainsi 1 % d'entre elles captent autant d'aides que 40 % des autres fermes françaises.
C'est ainsi qu'entre 2000 et 2005, 160 000 exploitations ont mis la clé sous la porte, soit une toutes les 22 minutes !
Alors même que cette politique commence à être abandonnée par d'autres pays européens, qui eux, ont mis l'accent sur les aides découplées de la production et favorisant les bonnes pratiques environnementales. Ainsi, la Finlande et l'Autriche dispensent désormais leurs aides à 40 % sous forme de mesures agri-environnementales (13 % en France).
Mais surtout, la récente décision de figer les aides à leur niveau de 2001,2002 et 2003 jusqu'en 2012 (date à laquelle elles devraient être supprimées en leur état selon les règles de l'OMC pour cause de distorsion de concurrence avec les pays du sud) est catastrophique. Elle fige de même les inégalités entre les exploitations françaises. Pire, les exploitations bénéficiant des mesures agri-environnementales (prime à l'élevage à l'herbe, plantations de haies, etc.), qui sont fixées pour 5 ans et ne seront apparemment pas reconduites se retrouvent dans une distorsion de concurrence encore accentuée.
Cette politique, assez passée sous silence, est proprement scandaleuse.
Bonjour à tous
Bravo NDA pour votre analyse, au moins avec vous on connaît le résultat de votre visite chez nos agriculteurs...
Pour nos amis, (s'ils ne l'ont pas lu), je leur suggère de lire le livre qui s'intitule "le monde selon Monsanto". Je puis vous assurer que ça fait froid dans le dos.
Il y a dans ce livre des arguments à retenir pour nous permettre de défendre nos agriculteurs, nos terres et
les consommateurs que nous sommes...
En 1955, la France comptait 2,3 millions d'exploitations agricoles. En 2003, elles ne sont plus que 590 000, dont seulement 62,2 % sont considérées comme professionnelles. Deux millions de personnes vivaient sur ces exploitations en 2000, soit quatre fois moins qu'en 1955.
La population active agricole, familiale et salariée, atteignait 6,2 millions de personnes en 1955, soit 31 % de l'emploi total en France. En 2000, cette part est tombée à 4,8 % avec 1,3 million de personnes. Et en 2004 à 3,5 % avec moins d’1 million… Les agriculteurs ne représentent plus que 16% de la population rurale.
En 2004, l'agriculture occupe 32,2 millions d'hectares sur les 55 millions du territoire métropolitain. La Surface Agricole Utile (SAU), 29,6 Millions ha, représente 54% du territoire national. Cette SAU est répartie en : 62% de terres arables (cultures
céréalières, maraîchères, jardins et vergers familiaux, jachères…), 34% de terres toujours en herbe et 4% de cultures permanentes (vergers, vignes…).
La surface agricole utilisée diminue à un rythme faible mais régulier depuis 1950 et la répartition se modifie lentement (progression des terres arables au détriment des superficies toujours en herbe). Ce recul s'est fait au bénéfice de deux autres espaces. D'une part, les bois et forêts sont passés de 20 à 27 % du territoire de 1950 à 1990, mais plafonnent depuis. D'autre part, la surface du territoire non agricole a presque doublé depuis 1950 et atteint aujourd'hui 14%de la surface totale de la France : cette superficie est en particulier occupée par les zones urbaines et les réseaux de voirie.
Les exploitations
Le nombre d’exploitations agricoles a nettement chuté tout au long de la deuxième moitié du XXème siècle et leur taille s’est fortement accrue.
En 1955, 80% des exploitations agricoles comptaient moins de 20 hectares de superficie agricole utilisée (SAU) et 0,8%seulement occupaient plus de 100 hectares. En 2000, 12%des exploitations dépassent 100 hectares et occupent 46 % de la SAU (figure 3). Le nombre d'exploitations comptant moins de 5 hectares de superficie agricole représente encore près de 30% du nombre total d'exploitations, mais seulement 1,5%de la SAU totale.
Les retraités dirigent plus de la moitié des exploitations de moins de 5 hectares en 2000, et leur activité agricole peut être considérée comme une activité de loisir ou secondaire. Le reste se partage entre maraîchage et élevage hors sol…
Dans le même temps, l’agriculture s’est professionnalisée avec de plus en plus d’exploitations au statut d’entreprises, des chefs d’exploitation diplômés et plus jeunes.
Les types d’utilisation des surfaces agricoles ont aussi évolué au fur et à mesure de la transformation du secteur. Les agriculteurs ont des productions de moins en moins diversifiées et de moins en moins destinées à leurs propres besoins (alimentation familiale et du cheptel)
Les revenus des exploitations agricoles
Les revenus des exploitations agricoles et donc des exploitants (ils sont majoritairement non salariés et vivent sur les bénéfices) sont très variables selon les domaines de production. Par exemple, un producteur de vin d’appellation gagne en moyenne deux fois plus qu’un éleveur de moutons.
Pour les secteurs non couverts par la Politique agricole commune comme la production fruitière, les revenus sont en plus extrêmement variables d’une année à l’autre.
Le revenu médian est de 16 500 euros annuels . Un quart des agriculteurs gagnent plus de 24 500 euros et un autre quart moins de 10 000.
En plus de leur niveau globalement peu élevé, les revenus baissent quasiment chaque année depuis 1999 après s’être nettement améliorés dans les années 90. Par ailleurs, l’endettement moyen des exploitations françaises est supérieur à 100 000 euros.
Les subventions représentent en moyenne 90% des revenus nets des exploitations agricoles, cela peut même dépasser les 100% pour les filières les plus aidées (grandes cultures, élevages bovins-viande).
La relative faiblesse des revenus, les niveaux d’endettement, combinés à cette dépendance extrême expliquent la grande sensibilité à toute évolution et modification de la Politique Agricole Commune.
Revenus complémentaires
Depuis quelques années, les baisses de revenus agricoles sont peu à peu compensés par des revenus autres qui permettent aux ménages de maintenir un niveau de vie proche de la moyenne française. Par exemple, dans 60% des ménages d’agriculteurs, l’un des conjoints a une autre activité professionnelle.
Les principales causes de cette évolution:
- Le prix des produits agricoles : ils ont baissé de 60 % en euros constants depuis 1960 (ce qui revient à dire qu’ils ont été divisés par 2,5). Phénomène renforcé par la concurrence internationale en augmentation ces dernières années.
- La valeur ajoutée au sein des filières agricoles est de plus en plus largement captée par les industries agro-alimentaires et la grande distribution au détriment des producteurs. Ainsi, alors que la valeur ajoutée de l’agriculture stagne depuis 1999, celle des industries agro-alimentaires a quasiment triplé entre 1980 et 2004.
Les productions
Les fruits et légumes
La Surface Agricole Utile (S.A.U) couverte par les cultures de Fruits et Légumes représente, en 2004, 816 852 Ha soit moins de 3% de la S.A.U. totale. 33,6% de cette surface est consacrée aux légumes, 25,6% aux fruits et 16,6% aux pommes de terre. Le reste de la surface est couvert par les jardins familiaux (40% des ménages français ont un potager), à très forte dominante fruits et légumes.
La part de la production destinée à la transformation est particulièrement importante sur certains produits : environ 35% pour les tomates et les pommes de terre, et jusqu'à 78% de la production de haricots verts.
La France, troisième producteur européen de légumes frais, est également le principal producteur de légumes transformés avec près de 40% de la production.
Les viandes
Bœuf et veau :
227 000 exploitations produisent 1,5 millions de tonnes de viande. La France est le premier producteur européen de viande bovine et largement auto-suffisante en terme de tonnage. L’équivalent de 20% de la production est pourtant importé et exporté.
Agneau et mouton:
75 000 exploitations produisent 123 000 tonnes de viande. La France est le troisième producteur européen mais n’est pas autosuffisante et importe la moitié de sa consommation, principalement du Royaume-Uni, de Nouvelle Zélande et d’Irlande.
Porc:
Il y a 15 millions de porcs en France, concentrés dans 45 700 exploitations. En 1979 il y avait plus de 300 000 élevages pour 11 millions de porcs. Ces chiffres donnent une illustration de l’intensification de l’élevage porcin. 57% des porcs sont produits en Bretagne. Avec 2,3 millions de tonnes de viande de porc, la France est le troisième producteur européen, et largement auto-suffisante.
Volailles:
1,9 millions de tonnes de viande de volaille sont produites dans 329 000 exploitations. La France est le premier producteur européen et est largement auto-suffisante.
La Bretagne représente à elle seule plus de 55% des porcins et 37% des poulets et
dindes produits en France. C'est également la 2ème région productrice de bovins avec environ 11% de la production totale.
La région Pays de Loire fournit une grande partie de la production de volaille (autour de 20% des poulets). Elle assure également plus de 13,5% de la production de bovins (1er rang) et 11,2% des porcs produits (2ème rang).
La production laitière
Les vaches et génisses laitières (6,1 millions de têtes) représentent, en 2004, 20,5% du cheptel français. La collecte de lait de vache s'est élevée en France en 2004 à 22,2 milliards de litres (avec un « rendement » moyen de plus de 6 000 litres/vache/an), le lait de chèvre et de brebis totalisant 0,6 milliard de litres (en progression de 2%).
La Bretagne, les Pays de Loire et la Normandie sont les principales régions productrices de lait de vache. Le lait de chèvre est produit essentiellement en région Poitou-Charentes (58% de la collecte), le lait de brebis plutôt en Midi-Pyrénées (75% de la collecte).
La France se positionne au deuxième rang européen, derrière l'Allemagne, avec 17,1% de la production de lait de vache.
L'industrie laitière totalisait 24 Milliards € de chiffre d’affaire en 2004, soit 19 % du total des industries agroalimentaires françaises.
En 2004, 3,8 milliards de litres de lait ont été conditionnés (UHT, pasteurisés ou stérilisés, aromatisés ou non). Les produits frais (yaourts, desserts lactés frais, crème et beurre) ont représenté 2,8 millions de tonnes dont plus 53% de yaourts et laits fermentés.
Plus de 1,8 million de tonnes de fromages ont été produites en 2004, la quasi-totalité au lait de vache (93%). Les fromages de chèvre et de brebis progressent mais restent marginaux.
Je viens d'examiner les chiffres donnés par le Kiosque finance gouvernementale ( tableaux situés tout en bas de la communication) de 2007, 2008 , T3 et T4 de 2008 et T1 T3 T3 de 2009
http://lekiosque.finances.gouv.fr/A...
Ces chiffres montrent que :
Les importations 2009 de Chine sont trois fois plus importantes que les exportations (comme le disait dèjà Jean Arthuis dans son rapport 1993)
Les importrations des USA sont 20 % supérieures aux exportations
Les importations de la France dans l'union Européennes sont 33 % supérieures aux exportations
Les importations de pays Tiers sont supérieures de 18 % aux exportations.
Il s'agit de balance commerciales aux taux de change en vigueur.
Si on tient compte des prix inférieurs dans les pays comme l'Asie, si on veut apprécier la *balance de l'emploi* il faut multiplier par un coefficient qui serait de l'ordre 10 pour la Chine.
En effet, nous exportons peu d'heures de travail payé cher et nous importons beaucoup d'heures de travail payées une misère. Cela a des conséquences sur l'emploi
A coté de la balance commerciale, il faut évaluer la balance de l'emploi comme l'avait fait remarquer Philippe Seguin au début des années 90.
La France, ne peut pas continuer longtemps à supporter de tels déséquibres économiques conduiusant à la désertification industrielle, le chômage, les déficits sociaux et de l'Etat.
Importations CHINE :
Chine 29 218 31 482 8 136 8 203 7 668 7 568 7 372
Exportations CHINE:
9 089 8 999 2 254 2 171 1 906 2 027 2 014
..............................................................................................................
Importations USA :
Etats-Unis 26 390 26 277 6 601 6 805 6 843 6 402 5 806
Exportations USA :
Etats-Unis 25 011 23 982 5 973 5 693 5 212 4 897 4 763
...............................................................................................................................................
Importations Allemagne:
Allemagne 75 343 78 416 19 694 18 372 15 970 15 259 16 070
Exportations Allemagne
Allemagne 57 459 59 558 15 451 12 906 12 774 12 638 12 596
...................................................................................................................................................
Importations Pays Tiers
Pays tiers 176 744 193 221 50 237 46 122 40 741 39 915 38 558
Exportations Pays Tiers:
Pays tiers 136 300 147 137 37 197 37 276 31 443 31 760 32 244
......................................................................................................................
Importations Union Européenne
Union Européenne 276 382 284 724 72 283 65 215 58 231 55 486 57 763
Exportations Union Européenne:
Union Européenne 260 150 259 328 66 324 56 587 51 478 50 678 53 834
Hélène vient de me transférer le message du forum pour la France
Comme d'habitude, il ne dit pas ce qu'il faut faire.
Il faut:
1° dire aux 26 autres qu'ils doivent accepter de changer les textes régissant l'UE, tout particulièremenbt sur le libre échange;
2 ° S'ils ne le veulent pas, il faut que la France dise qu'elle est obligée d'entamer un processus de sortie de l'UE
3 ° s'ils acceptent, il faut que la BCE donne les milliards qu'il faut à la Grèce et instaure un système de monnaie commune européenne avec change fixe calculé pour qu'en passant d'une monnaie européenne nationale à l'autre, chacun retrouve son pouvoir d'achat. Il n'y aurait alors plus de concurrence monétaire et salariale par les pays de l'Est
Avez-vous vu mon message sur la balance commerciale avec la Chine ?
Bien amicalement votre
Raoul louis CAYOL
----- Original Message -----
From: Hélène Lequien
To: Raoul Cayol
Sent: Saturday, January 30, 2010 3:52 PM
Subject: FW:
Voilà.
HL
FORUM POUR LA FRANCE
La Chine et la Grèce
C'est officiel, le PIB chinois vient de dépasser celui du Jalon faisant de l'empire du Milieu la seconde puissance économique mondiale, la Chine avait déjà, en 2009, dépassé en volume et en valeur les exportations allemandes, ce qui en faisait la première puissance exportatrice du monde. D'aprés certains spécialistes, le budget de la défense chinoise sera le deuxième au monde fin 2010, leurs écoles contiennent la plus forte concentrations de Qi de l'histoire du monde, le fonds souverain chinois est le plus gros prêteur (investisseur?) au monde, ses réserves en devises atteignent au moins 2400 milliards de dollars, la Chine est détentrice de près de 2000 milliards de dollars de bons du trésor américain, elle a pressé beaucoup d'argent aux pays africains, à ceux d'Asie centrale, f' Amérique du Sud. La Chine est devenue le créancier du monde, elle détient maintenant les cordons de la bourse.
Alors la Grèce? La pays vient d'emprunter 8 milliards d'euros sur le marché monétaire en offrant 6,2% d'intérêts. Oui mais, cela ne suffira pas, la Grèce a encore besoin de 53 milliards d'euros pour l'année 2010.
Que peut-il se passer ? Il semble difficile pour les pays membres de l'UE et encore plus pour ceux de la zone euro, de sortir une telle somme, et de plus, si tel était le cas, le Portugal, l'Espagne, l'Irlande et l'Italie, ne manqueraient pas de réclamer chacun quelques dizaines ou centaines de milliards d'euros.
Il est maintenant impossible à la Grèce de sortir de la zone euro pour deux raisons : 1) son endettement est en euros, dans le cas ou elle retrouveraitsa monnaie nationale, celle ci s'effondrerait sur le marché, faisant quadrupler pour le moins son endettement et avec sa monnaie peu fiable, elle serait dans l'incapacité de trouver des prêteurs, sauf à vendre les bijoux de famille.
Alors la Chine? elle possède énormément de réserves qu'elle doit impérativement placer. Comme les intérêts versés par les américains ne rapportent rien, alors 6,2% dans une monnaie stable et forte, ce pourrait être un bon coup. Mais cela ne suffit pas, la Chine est vorace et si elle a besoin de garantir le transport par mer ou par terre des matières premières dont elle a besoin et de ses productions qu'elle doit impérativement vers parvenir à destination, la Grèce présente quelques avantages non négligeables : SES PORTS, son fret maritime. Toute marchandise arrivant à Athènes et étant acceptée est automatiquement acceptée par les pays membres du machin. Nous voyons l'intérêt des Chinois qui se plaignent d'une baisse de leurs exportations dans l'UE
Voilà le problème d'une monnaie unique, de frontières uniques, et de politiques ? qui décident qui peut être élu ou pas pour entrer dans la zone euro
4 pays sont pratiquement en état de faillite et risquent pour se sauver de là, de nous laisser envahir par la marchandise chinois, par l'argent chinois, et par ensuite les décisions chinoises.
Les pertes de souveraineté de la France, proviennent du manque de courage politique, mais aussi des faillites des autres
et si pour l'UE, nous pouvons en sortir mais aussi un traité peut toujours modifier ou annuler d'autres traités, l'invasion de notres pays par l'argent, la production et la dictature d'un pays qui représente une telle puissance est extrêmement grave, pour l'avenir de notre nation
Henri Fouquereau
Secrétaire Général du Forum Pour la France
Je viens d'entendre l'histoire d'un agriculteur du sud ouest qui vient de remporter son procès contre Monsanto. Alors qu'il venait d'utiliser un produit de la dite firme, il avait été sujet à de violents maux de têtes. Aujourd'hui encore, il doit encore bénéficier d'un suivi hospitalier pour ses lésions au cerveau.
Il expliquait que l'indemnisation obtenue, très faible (étant bien assuré, son préjudice a été bien remboursé. Mais quid du recours de l'assureur?), n'était pas sa motivation. Ce qui l'importait, c'était le principe, il voulait que Monsanto soit déclarée responsable et fasse désormais attention.
Tout n'est donc pas perdu, à l'Etat de saisir la balle au bond!!
il faut lire la dernière page du document officiel du gouvernementt, montrant les tableaux des soldes des balances commerciales de la France
http://lekiosque.finances.gouv.fr/A...
Ce qui serait interessant c'est d'analyser les consequences du remembrement en France (trace du TGV dans l'Ouest) que ce soit en positif ou negatif, pour tirer un enseignement de l'amenagement du territoire.
Je connais la Beauce pour l'avoir traversee de nombreuses fois. Si les terres remembrees de moyennes parcelles agricoles permettent le regroupement des terres agricoles sur une meme exploitation, ce regroupement favorise a terme, comme nous avons pu le voir a coups de subventions, l'ethablisment d'une agriculture intensive qui, apres pollution, viendra nous vendre de l'ecologie ouiouistes aux regionales.
Laquelle n'est pas sans consequence sur la sante publique (qualite des nutriments, etc. .) et par repercussion delite le tissu rural en programmant la disparition de petites exploitations, les veilleurs sanitaires arpentant le terrain et ayant connaissance de la terre par savoir faire et transmissibilite (en danger piur cause de faillite).
Le remembrement induit des repercussions dramatiques sur l'environnement : arrachage des haies (nidification, pollenisation) , suppression de talus provoquant des erosions de la terre non maintenue, des ravinements, des perturbations du cycle de l'eau avec pour consequence la pollution des nappes phreatiques.
Nous ne nous projetons pas assez par expertises serieusement menees ou alors se profilent derriere d'autres enjeux.
A signaler l'evolution de la terminologie du remembrement RURAL en remembrement FONCIER s'appuyantsur le code rural.
Ca vaudrait la peine de se pencher sur la valeur des terres agricoles exploitables et celles du bati.
Prochaine evolution programmee : densification de la population, megapoles, modification des plans d'occupation des sols consultables au cadastre municipal.
Les vieilles recettes finalement avaient un bon sens rural.
Nous en arrivons a eriger le BIO comme etant la panacee universelle, en speculant de surcout sur la connerie humaune de la connerie humaine.
L'homme a perdu la raison, les tomates d'Almeria ont besoun de se nourrir des elements.
L'Etat n'est pas démissionnaire : les décisions se sont les lobbys de l'agro-chimie qui les prennent car ils "conseillent" les politiques et produisent les études nécessaires à la mise sur le marché des produits qu'ils proposent. Peut-on seulement concevoir que le Ministère de l'agriculture autorise la mise sur le marché de produits chimiques dont la destination finale, via la chaine alimentaire, sera l'homme, sans que des études indépendantes n'assurent sa conformité sanitaire et alimentaire ? Il n'y qu'à consulter un historique des produits "phytosanitaires" mis sur le marché ces 50 dernières années pour constater qu'une grande majorité d'entre eux ne sont plus autorisés. Pour les agriculteurs, les politiques agricoles ont toujours été liées à l'usage des produits "phytosanitaires" accompagnées de substancielles subventions. Conséquence : l'agriculture "moderne" est entrainée dans un productivisme mortifère. Je vous invite à consulter le site www.kokopelli.asso.fr/ pour vous éclairer sur le sujet (@ enocq vous en a déjà donné un aperçu)
Dans le Grenelle de l'Environnement de 2007, qu'en est il du remembrement environnemental qui a remplace le remenbrement foncier agricole et forestier de 2005 ?
Je pose cette question parce qu'il me parait tres difficile pour re-orienter une politique agricole en direction d'une politique reintroduisant une agriculture dite "biologique" essayant de tendre ou de s'approcher d'une agriculture naturelle comme elle aurait toujours du etre,
quand, dans le meme temps (alors que l'etat et/ou l'europe compense a coups de subventions les degats engendres par le remembrement classique, foncier agricole)
le remembrement environnemental, nouvelle appellation du Grenelle 2007 me semble assez utopique dans le sens ou ce remembrement se calque sur l'optimisation en terme de superficie, rendement, regroupement de parcelles en une exploitation.
Or, ce type d'exploitation en un seul tenant continue a proceder a l'arrachage de haies, talus, erosion s'accompagnant de subventions dans un cadre arrangeant les produits issus de la petrochimie.
Comment arriver a gerer cette contradiction entre une exploitation qui fait du bio, qui doit malgre tout se soumettre a des cahiers des charges repondant a des normes, des exigences, n'echappant pas a des enjeux economiques d'intrants, meme si le cahier des charges tend a les decelerer,
et, de l'autre une agriculture intensive qui pollue par ravinement, erosion, ruissellements des eaux non maintenues, non colmatees ?
Que signifie le remaillage du territoire pour des raisons environnementales ?
Comment agencer des parcelles agricoles en tenant compte du relief pour proteger les ressources dites naturelles ?
Plus facile peut etre pour la viticulture a flanc de coteaux mais pour l'agriculture dite "bio" qu'est til prevu dans le G de l'Environnement ? Des cuvettes ?
Et, ca quoi correspond le "bail environnemental"?
Fondamentalement, ce sont deux options qui se heurtent comme se heurtent ces deux options avec une 3eme : la culture d'ogm en champs ouverts, comme se heurtent cette optipn globalement environnementale avec les importations massives d'ogm type mons810, comme se heurtent cette option environnementale qui est de la poudre aux yeux avec la poudre animale pendant que 'ous preferons faire des labyrinthes vegetaux dans la Creuse plutot que d'y cultiver des plantes fourrageres.
Demission de l'etat, manque de lisibilite dans une direction avec UNE VERITABLE POLITIQUE AGRICOLE, dont le but premier, rappelons le, est DE NOURRIR SAINEMENT LES HOMMES ET LES ANIMAUX SANS ALTERATION DE LEUR SANTE.
NOURRIR ET FAIRE VIVRE LES HOMMES DE LEUR LABEUR.
Bruno LEMAIRE dirigera la liste UMP en Haute-Normandie pour les regionales.
En prive, il redoute le vote de protestation des agriculteurs.
Et, pour cause : secteur sinistre en pleine debacle, se traduisant dramatiquement pour certains, accules a la faillite.
Un secteur qui a subit sa plus grave crise depuis 30 ans.
2009, annee noire pour nos agriculteurs et leurs familles.
620.000 exploitants. Depuis 5 ans, chaque annee, 8000 agriculteurs, ferment.
Leur revenu net par actif a baisse de 34 % (apres - 20 % en 2008).
Pire encore pour les cerealiers : - 51 %
Les eleveurs laitiers : - 54 %
Les exploitants fruitiers : - 53 %
Les exploitants horticoles : - 34 %.
Bruno Lemaire parle d'un risque de "delocalisation" de notre agriculture et d'"insecurite de notre alimentation".
Ah ouais. ..
Ah les bonnes pommes de Loula,
ah le bon soja de la deforestation amazonienne !
Nicolas Sarrkozy visiblement aime beaucoup le Bresil.
Il va vendre notre technologie avionesque en echange d'importations massives de pommes golden arrosees de pesticides.
Nos exploitants fruitiers salivent devant leurs pommes pourries laissees aux pieds des arbres.
- 53 % de pertes sur un an.
Pourquoi les ramasser si c'est pour les vendre a perte, en dessous des couts de production.
Mieux vaut laisser importer les bonnes pommes venues d'Argentine et du Bresil, ca permettra aux discounts de nous marteler a coups de publicite, que la crise ca a du positif !
France, chomes toujours !
Mettons nous a la place d'un agriculteur.
Comment ca peut etre tenable au quotidien, pour un chef d'exploitation agricole, d'exercer un metier, qui est dur, physique, et, moralement minant dans une jungle en perpetuelle contradiction a coups de directives, sans tracabilite sur le moyen terme (sur le long terme n'en parlons pas !), des politiques agricoles quu ne tiennent pas leurs objectifs, qui ne garantissent pas un prix fixe de production reevalue dans une PAC et des revenus decents. ?
Ce nest pas etonnant que de nombreux hommes de la terre se suicident quand on voit que leurs revenus representent 90 voir 100 % d'equivalent subventions. Pieds et poings lies aux lobbys de l'agro-alimentaire et de la petrochimie.
Le sens du metier d'agriculteur a ete detiourne de sa veritable raison d'etre : nourrir et se nourrir.
Comment ca peut etre tenable pour un chef d'exploitation agricole de ne pas pouvoir se projeter dans l'avenir, de ne pas recevoir de signaux forts pour anticiper une eventuelle reconversion dans le ou hors secteur et d'incorporer dans sa gestion des parametres de la politique agricole qui change a la vitesse d'une girouette.
Un agriculteur a besoin de se projeter dans sa en termes de choix, de recoltes sur plusieurs annees, de marges sur sa production pour en termes d'annees investir pour moderniser son outil de travail,, rembourser ses emprunts et les amortir.
L'Etat devrait lancer un emprunt a des taux preferentiels pour favoriser l'installation de nouveaux jeunes exploiitants pendant qu'ils peuvent encore beneficier des conseils des anciens dans la reprise d'exploitation, quand c'est encire possuble de les redresser, faute de quoi notre agriculture delocalisera.
Article très juste Mr Dupont-Aignans,
j'ai fait une synthèse au sujet des chiffres catastrophiques concernant le cancer sur mon blog en analysant les causes, l'agriculture intensive et son cortège de produits chimiques toxiques y est en bonne place....
Partie 1 : Etat des lieux
http://french-revolution-2.blog.fr/...
Partie 2 : Pesticides sur l'occident
http://french-revolution-2.blog.fr/...
Partie 3 : Les causes
http://french-revolution-2.blog.fr/...
Partie 4 : Agir
En cours de rédaction