Pourtant, avec ces idéologues issus des communautés « baba-cool » des années 70, l’imposture n’est jamais loin.



C’est ce que je constate au quotidien dans la Région Ile-de-France, où les méfaits de l’idéologie verte sont hélas légion. C’est notamment pour en dénoncer les conséquences néfastes en matière de déplacements, que j’ai rallié quelques étapes symboles de la région parisienne aujourd’hui.



Effectué avec Jean-Claude Delarue, président de la Fédération des Usagers des Transports et des Services Publics à qui il ne faut pas en conter, ce « tour des vertitudes » a permis de mettre en évidence tout le caractère pernicieux de ce discours qui va tellement loin dans ses dogmes qu’il aboutit concrètement… au contraire de ce qu’il prétend prôner ! Ainsi, en refusant de réaliser les investissements routiers indispensables en petite et grande couronnes par haine de la voiture, les Verts alliés au PS à la tête de la Région sont responsables de 200 km de bouchons quotidiens, matin et soir, qui causent une très importante pollution atmosphérique.



Mais ce n’est pas tout. Comme pour enfoncer le clou, le hasard du calendrier a voulu que la Commission de Bruxelles annonce aujourd’hui de nouvelles autorisations de commercialisation d’OGM (pomme de terre BASF OGM, semences de maïs Monsanto). Prenant prétexte de l’avis conforme de l’Agence européenne de sécurité des aliments (AESA) - un vivier de « spécialistes » qui, une fois achevée leur mission en son sein, rejoignent comme par hasard ou par enchantement les grandes enseignes de l’industrie OGM… -, Bruxelles a pu contourner la résistance de nombreux Etats, dont la France, faisant valoir le principe de précaution, en vertu de la procédure dite de « comitologie » qui permet aux eurocrates, sur certains dossiers, de décider à la place de tout le monde en l’absence de consensus des pays membres.



Bien sûr, aussitôt connue, cette décision a été vertement décriée par Cécile Duflot et Corinne Lepage, officiellement hostiles aux OGM. Pourtant, ce sont les mêmes qui avaient voté des deux mains pour le traité de Lisbonne, lequel aggrave dramatiquement les pouvoirs autonomes de la Commission de Bruxelles, dont… la comitologie ! On peut ainsi dire que ces drôles d’écolos ont récolté ce qu’ils ont semé par amour immodéré de l’Union européenne. Comprenne qui pourra… Et puis, me direz-vous, entre Daniel Cohn-Bendit qui plaide à fond pour le péage urbain à Paris (normal, ses proches sont tous des bobos parisiens), et la chef de file des Verts en IDF qui affirme en rejeter totalement l’idée, ces drôles d’écolos n’en sont plus à une contradiction près.



Le problème reste pourtant que ces « drôles d’écolos » ne font pas rire du tout lorsqu’ils provoquent des bouchons et facilitent les autorisations d’OGM en Europe.



Une solution ? Ne pas se tromper de bulletin de vote le 14 mars et ne pas apporter de soutien à cette imposture idéologique verdâtre !