C'est pourquoi Debout la République appelle le peuple portugais à sanctionner un gouvernement socialiste qui collabore avec Bruxelles et accepte sans vergogne d'étouffer sa croissance sans pour autant réduire son déficit. Car bien évidemment ce qui devait arriver arrive : quand un pays réduit drastiquement ses dépenses sans pour autant dévaluer sa monnaie, il ne fait que le plonger dans une déflation qui entraîne à son tour plus de déficit !

Comme en France, seule une sortie de l'euro permettra de redresser le pays en lui rendant sa souveraineté monétaire, c'est-à-dire en ne dépendant plus de banques qui se sont accaparé la création d'une monnaie qu'elles font payer très cher aux citoyens par les taux d'intérêts qui se cumulent dans le temps.

Le vieux peuple portugais est fier et il a raison de l'être. Il dispose d'atouts extraordinaires, d'un dynamisme qui n'est plus à prouver et d'une culture richissime. Il ne doit plus se laisser impressionner par une oligarchie dont leur pays a malheureusement enfanté le plus docile serviteur, José Manuel Durão Barroso.

Lorsque l'on connaît les liens qui unissent la France et le Portugal - et notamment l'importance de l'entrepreneuriat luso-descendant dans notre tissu de PME - nul doute que les Français comme les Portugais doivent se rebeller face à un modèle dominant que des institutions supranationales cherchent à nous imposer.

C'est quand même un comble de voir un monde financier sauvé par l'agent public accuser maintenant les Etats qui l'ont aidé d'être ruinés. C'est comme écouter l'ivrogne qui nous promet qu'il va arrêter de boire. Stop ! Assez ! Envoyons tout ce beau monde et leurs représentants en cure de désintoxication. La cure commence par la sortie de l'euro, elle se poursuivra par la dénonciation des Traités européens et conduira des élus fiers d'être Portugais, Français ou Grecs, bien décidés à défendre les intérêts de leurs pays respectifs, plutôt que de se soumettre au "modèle dominant".

Car pour tous ceux qui ne s'en seraient pas encore rendu compte, le modèle dominant est mort. Il est mort dans la crise financière. Il est mort dans son incapacité à évoluer.

Reprenons notre liberté !