L’assassin a été arrêté, a fait un an de détention provisoire puis a été libéré pendant deux ans en attendant le procès.

Pendant ces deux années, cet homme dangereux a repris une vie normale comme si de rien n’était. Il a poursuivi son activité professionnelle, côtoyant notamment des jeunes.

En mai 2008, à l’issue de son procès, il fut condamné à 12 ans de prison. Trois ans après seulement, une première demande de libération conditionnelle a été déposée. La famille de la victime s’y est opposée de toutes ses forces, et heureusement la demande a été rejetée.

Mais un an plus tard seulement, tout à coup la famille s’est étonnée de ne plus recevoir les dérisoires 1,49 euro d’indemnités mensuelles payées par le criminel à la famille pour le préjudice. Demandant des explications à la Justice, ils ont appris que le tueur avait été libéré pour bonne conduite. Vous pouvez imaginer leur stupéfaction et leur colère que d’apprendre par hasard la libération de l’assassin de leur fils.

Pour résumer, en France, vous pouvez donc assassiner sauvagement de 40 coups de couteau quelqu’un et ne faire que 5 ans de prison. Voilà le prix de la vie en France : 5 ans de prison.

Cet homme et cette femme dignes sont venus me voir, non pas pour s’acharner sur un homme ou régler des comptes. Ils savent que rien n’apaisera la douleur de perdre son fils unique. Mais en m’écoutant à la télévision, ils ont été soulagés d’entendre un responsable politique dénoncer le laxisme judicaire et le mépris de certains juges pour les victimes. Cette inversion des valeurs qui font d’un bourreau une victime, ils l’ont vécue au plus près. Ils se souviendront jusqu’à leur mort du mépris des magistrats au tribunal qui ne leur ont manifesté aucun égard. Ils ne pardonneront jamais qu’on ait pu libérer l’assassin de leur fils sans même les consulter.

S’ils sont venus me voir, c’est pour crier leur désespoir et surtout leur inquiétude. Ils ne voudraient pas que ce tueur puisse faire une autre victime.

Ils ne comprennent pas comment la Justice peut, à ce point, se moquer des victimes.

Décidément la vie d’un homme ne vaut pas cher dans notre société. Tant que notre justice sera gangrénée par cette idéologie de l’excuse permanente, des individus dangereux continueront à briser des familles. Il est urgent de remettre notre Justice sur de bons rails pour qu’elle rende ses décisions dans l’intérêt public.