Sur le fond, au moment de la constitution de l’UMP, j’avais été l’un des rares à prévenir du danger de nier l’histoire politique de notre pays en fondant en un seul mouvement : centristes, libéraux et gaullistes.

Le parti « Les Républicains » est aujourd'hui coupée en deux. D’un côté, les européistes et mondialistes qui croient naïvement pouvoir changer le système européen. De l’autre, les patriotes et gaullistes, qui comprennent la colère du peuple mais n’osent pas pour autant quitter le parti.

J’ai rompu en 2007 avec l’UMP, lorsque Nicolas Sarkozy avait annoncé son intention de faire ratifier par le Parlement un prétendu « mini-traité » qui n’était qu’en réalité qu’une copie conforme de la Constitution européenne rejetée deux ans plus tôt par le suffrage universel lors du référendum.

J’avais alerté dès ce moment des dangers de cette technocratie européenne. Je constate que de nombreux cadres rejoignent désormais mes positions et je m’en félicite.

L'Union européenne est incompatible avec la démocratie et nous coûte trop cher chaque année. Il faut en finir avec les organismes supranationaux qui se sont arrogés un pouvoir non démocratique.

Il est inadmissible que des bureaucrates imposent aux Français la prise en charge de migrants, la libre circulation de 80 millions de Turcs, les travailleurs détachés ou encore la GPA.

Quand le président de la Commission européenne, Jean-Claude Juncker, apprenti-dictateur, se dit favorable à une adoption du traité de libre-échange UE-Canada (Ceta) sans demander l'avis des parlements nationaux, il faut se poser une question : qui est-il pour s’affranchir de la représentation nationale ?

Ce technocrate propulsé à la tête de la Commission européenne n’a pourtant aucune légitimité pour imposer un traité qui risque de bouleverser notre culture et de rompre avec notre mode de vie actuel.

Couché devant Berlin, à quatre pattes face à Bruxelles, à plat ventre devant Washington, François Hollande aura été tout au long de son mandat le Président d’une France faible, divisée et soumise aux intérêts extérieurs.

Le risque d’une dilution de la France — sa culture, sa civilisation, son indépendance, ce qui fait sa force — existe bel et bien.

Beaucoup de Français, beaucoup d’Européens même, et notamment depuis le vote des Anglais, sont convaincus que la machinerie de l’Union européenne n’aura été qu’une anomalie dans l’Histoire. Il n'y a que François Hollande pour ne pas l'avoir encore compris.

Beaucoup préféreraient que chaque nation renoue avec son identité, sans pour autant renoncer aux coopérations concrètes et nécessaires pour affronter la mondialisation. Ce qu'on a fait avec l'avion Airbus ou la fusée Ariane, nous devons le faire avec un petit nombre d'Etats dans quantité de domaines : énergie propre, lutte contre le cancer, révolution numérique.

Retrouvez, comme Nation libre, la maîtrise de ses frontières, de ses lois ou de son budget n'interdit en rien de travailler avec les autres.

Il est temps de clore le quinquennat de François Hollande et de proposer une alternative sérieuse, crédible, et ambitieuse pour notre pays. C’est la raison d’être de ma candidature à l’élection présidentielle.

Ne nous faisons plus avoir par ceux qui nous ont promis monts et merveilles avec l'UE et qui prétendent désormais vouloir changer un système européen qu’ils ne remettront en fait, par lâcheté ou par intérêt, jamais en cause.

Voilà pourquoi, j’invite les gaullistes et les patriotes, tristes et malheureux au sein des Républicains, à rejoindre Debout la France !



Nicolas Dupont-Aignan