C’est vrai, je vais contre les idées reçues de la caste politique et médiatique encore dominante. De gauche, de droite, de gauche, nos gouvernements successifs, depuis trente ans, font preuve d’un conformisme et d’une rigidité mentale identiques à ceux des chefs politiques et militaires qui conduisirent la France de l’entre-deux-guerres droit dans le mur… de la ligne Maginot, en ignorant superbement les avertisseurs, éternelles Cassandres, qui, tel un certain colonel de Gaulle, les mettaient en garde contre leur attachement à des schémas et des dogmes dépassés.

A Debout la République, nous ne sommes pas par principe des fanatiques de l’antilibéralisme. Le libéralisme, comme le marxisme, et comme tant d’autres religions révélées, est une chose merveilleuse …sur le papier. Mais nous jugeons la politique libérale à ses résultats, et donc à la situation désastreuse où elle nous a conduits, notamment en matière d’emploi, de pouvoir d’achat et de protection sociale.

Nous ne sommes pas ennemis de l’Europe. Comment pourrions-nous l’être ? Nous sommes bien sûr géographiquement et culturellement des européens. Mais nous contestons le fonctionnement et les prétendus bienfaits de cette nouvelle dictature qui est devenue l’Union européenne. Celle-ci n’a apporté à ses ressortissants ni la prospérité ni la convergence des économies nationales, mais leur contraire exact : la misère et la division.

Face à l’inéluctable mondialisation, nous ne prônons ni l’enfermement ni le repli. Nous prétendons seulement lutter à armes égales avec nos concurrents .Les Etats-Unis, la Chine et le Japon bénéficient dans la compétition commerciale mondiale d’une monnaie sous-évaluée, La France n’est pas vouée à rester le dindon de la farce. Encore faut-il qu’elle commence par recouvrer la maîtrise de sa monnaie. Nous avons tous les atouts pour réussir à condition que les autres se plient aussi aux normes et aux règlements que nous respectons.

Nous n’attendons pas du Point qu’il nous fasse figurer dans son Dictionnaire amoureux de la politique bon chic bon genre, mais qu’il ne verse pas dans les facilités de la caricature. Une large majorité de Français a compris la nécessité d’un changement radical. Ce n’est pas qu’ils rejettent l’Europe, mais ils regrettent comme nous leur souveraineté perdue. Nous ne prétendons pas non plus renverser la table, mais remettre le couvert, en renégociant les traités inégaux qui nous pénalisent et nous paralysent. Que Franz-Olivier Giesbert prenne garde aux Ides de mai. Nous lui donnons rendez-vous au soir des élections européennes du 25 mai prochain !