A la veille des élections européennes, les votes finaux avaient été reportés pour ne pas que les électeurs sanctionnent cette nouvelle infamie. C’est ainsi que le 21 janvier 2019, la Commission aux Commerce International (INTA) du Parlement Européen a donné son feu vert pour envoyer en séance plénière, avant-dernière étape du processus de ratification, les deux traités de libre-échange et de protection des investissements.

La Commission Européenne passe là un nouveau cap dans sa folie mondialiste. Elle a réussi à faire passer le CETA qui menace nos agriculteurs, notre santé et la lutte contre les pollutions. Pourtant le Canada n’est pas si éloigné des normes européennes par rapport au Vietnam !

Le Vietnam, c’est la non-application des accords de l’Organisation Internationale du travail contre le travail forcé et pour l’abolition de toutes les formes de travail des enfants, c’est le recours à l’esclavagisme avec 123 camps de travail forcé en 2011, c’est le salaire minimum à 34€ par mois.

Jamais l’Union Européenne n’aura ouvert ses portes à une concurrence sociale et environnementale aussi désastreuse. On tente de nous enfumer avec de nombreux mécanismes de rétorsion des violations des droits de l’homme. Dans la réalité, ces mécanismes n’ont jamais été activés et sont de peu d’utilité comme en témoigne la plainte en République Démocratique du Congo contre des grandes entreprises américaines pour le recours au travail des enfants. L’UE a un accord, nommé « Everything but arms » (Tout sauf les armes), qui ouvre notre marché en échange de la réduction de la circulation des armes en RDC et le respect de nombreuses conventions internationales. Dans les faits, rien n’a abouti pour le bien du peuple congolais. Pire, dans les années 2000, lorsque le Pakistan fut accusé de recourir à l’esclavagisme pour des millions de personnes, l’Union Européenne n’a finalement pris aucune sanction sur les accords commerciaux signés avec ce régime islamique.

Le dogme du libre-échange a perverti la belle idée de la coopération européenne. On attaque la Hongrie et la Pologne pour de prétendues violations de l’Etat de droit et on signe un accord de libre-échange avec l’une des dernières dictatures communistes au monde.

Cet accord est une honte pour l’Union Européenne et une menace pour l’industrie française notamment certaines filières piscicoles et la filière textile qui tente pourtant de renaître via de belles pépites françaises ! Ce traité n’est absolument pas protecteur : sur près de 3.000 Indications Géographiques Protégées européens, seuls 169 seront protégées dans un pays reconnu pour ses fraudes et falsifications de produits. Enfin, il ne comporte aucune garantie réelle concernant l’environnement et notamment la protection de la très riche biodiversité du Vietnam. Bien au contraire, ce traité renforcera les échanges internationaux par voie maritime, extrêmement polluants !

Pire encore, comme pour le CETA, ce texte s’appliquera avant le vote par les Parlements nationaux qui seront, encore une fois, mis devant le fait accompli ! Malgré les élections européennes qui ont un avertissement très dur envers les institutions de l’UE, la Commission Européenne continue les vieilles pratiques, son vieux dogmatisme du libre-échange quitte à commettre une nouvelle attaque contre nos peuples et nos démocraties (dont les Vietnamiens ne jouissent d’ailleurs pas), contre nos travailleurs et nos industries, et contre l’environnement. Avec cette nouvelle Commission commencent donc les nouvelles trahisons !