Alors que la plupart des commentaires ont tendance à s’apitoyer sur le sort du Directeur Général du FMI, j’ai tout de suite pensé à la victime. Contrairement à ce que j’ai pu lire, si les faits sont avérés, il ne s’agit pas d’un scandale sexuel mais d’un acte criminel. Ce n’est pas du tout la même chose.

Force est de reconnaître qu’aux Etats-Unis - à juste raison - on ne plaisante pas, comme trop souvent en France, avec ce type d’acte même s’il est commis par un personnage puissant. Laissons maintenant la Justice trancher, mais arrêtons de banaliser un tel évènement.

L’impact est aussi considérable sur l’image de la France dans le monde. Une fois de plus certains commentaires ont semblé s’accommoder de comportements scandaleux, oubliant que c’est notre pays tout entier qui est sali. Là aussi, il faudra du temps pour panser les plaies et ce n’est pas demain que la France retrouvera un des siens à la tête d’une Institution internationale.

Enfin, les conséquences sur la Présidentielle ne seront pas mineures. Contrairement à ce qui a été dit tout le dimanche, je persiste à penser que cette mise hors jeu du candidat préféré du microcosme parisien servira beaucoup plus la gauche que la droite. On le voyait bien d’ailleurs au cours des dernières semaines avec un décalage croissant entre le candidat Dominique Strauss-Kahn et les attentes des Français.

En définitive, quel que soit le jugement, cette lamentable affaire va accentuer un peu plus le fossé, je dirais le gouffre, entre le peuple français et ses élites.