En effet, pendant que les éleveurs obtenaient une revalorisation du prix du porc à 1,40 euro le kilo en juillet, l'Allemagne abaissait brutalement son prix d'achat pour regagner des parts de marché.

C’est ainsi toute la filière porcine qui est déstabilisée, l’embargo russe n’ayant rien arrangé. La France exportait jusque là 70.000 tonnes de viande de porc chaque année vers la Russie. La perte économique pour les éleveurs de porc s’évalue ainsi à plus de 800 millions d'euros dans un contexte de crise agricole !

Cette situation déplorable est le résultat d'une démission collective de nos élus, qui, incapables de taper du poing sur la table, ont accepté la fin de mesures qui ont fonctionné pendant 30 ans en France et continuent d'être efficaces dans des pays comme le Canada.

Tant que le gouvernement ne comprendra pas qu’il n'y a pas d'autre issue que d'imposer une régulation des marchés agricoles, nos éleveurs et nos industriels subiront le diktat du marché.

Debout la France propose six mesures immédiates et fortes pour régler cette situation :

•* La fin de la directive sur les travailleurs détachés ;

  • • La suppression des cotisations sociales sur les salariés agricoles qui pèsent sur nos exploitations et la création pour les remplacer d’une taxe minime sur la grande distribution ;
  • • Le blocage temporaire des importations afin d'obtenir des négociations immédiates à Bruxelles, seul moyen d'imposer un bras de fer pour rétablir une Politique Agricole Commune régulatrice et équilibrée.
  • • Le rétablissement de la préférence communautaire et l’arrêt immédiat des négociations sur le traité transatlantique (TAFTA).
  • • L’instauration immédiate des prix garantis planchers et la régulation de certaines productions comme le lait.
  • • La mise en place immédiate du label « viande française »