Bien évidemment celui qui est au pouvoir reçoit les coups les plus forts de la part d’un peuple qui n’en peut plus de l’impuissance publique principalement liée à la soumission de nos dirigeants à Bruxelles.

Le PS s’effondre car il a abandonné les classes populaires pour servir les plus riches de notre pays. Il a trahi tous les engagements du candidat Hollande et ne fait même plus semblant de vouloir agir comme son prédécesseur, Nicolas Sarkozy.

L’UMP, totalement prisonnière du mirage européen, subit aussi un désaveu dans les urnes prouvant par là même que son succès des municipales tenait davantage à son implantation locale qu’à sa ligne idéologique.

Le plus curieux a été hier soir d’entendre la plupart des leaders de ces deux mouvements nier l’ampleur du désaveu et ne pas être capable d’en expliquer les causes.

Comme je n’ai cessé de le dire pendant la campagne, un pays qui ne maîtrise plus ses frontières, ses lois, sa monnaie et son budget, n’est plus en capacité d’agir et voit sa démocratie se vider de son sens.

Ces 2 partis qui rassemblent 80% des parlementaires et des élus locaux ont, dimanche 25 mai, réuni moins d’un tiers des suffrages exprimés. Les partis fédéralistes quant à eux, qui nient l’existence de la France comme nation souveraine, ont été sanctionnés par les électeurs. Les Centristes qui ont disposé d’un temps d’antenne considérable, plafonnent à 10% et les Verts, eux aussi très favorisés par les médias, font un mauvais score, moitié moins que celui de l'élection précédente !

Il y a trois vainqueurs dans cette élection :

Le premier est l’abstention et c’est important pour l’avenir de le souligner. Beaucoup de Français ne se sont pas sentis concernés par ces élections ou n’ont pas voulu choisir entre le « système » en faillite et le FN qui apparaissait médiatiquement, pour ceux qui s’intéressent peu à la politique, comme la seule alternative possible.

Le premier parti de France c’est l’abstention et c’est à lui que nous devons prioritairement nous adresser.

Le second vainqueur est à l’évidence le FN qui a su monopoliser l’expression médiatique et a réussi, il faut le reconnaître, sa dédiabolisation. Je remarque d’ailleurs que Marine Le Pen et Florian Philippot se sont considérablement inspirés de tous nos travaux allant même jusqu’à reprendre nos formules et expressions sur quantités de sujets. Je pourrais demander des droits d’auteur...

Il reste que cette force politique a davantage protesté que proposé et je suis convaincu que si les Français sont prêts à voter pour le FN pour manifester leur colère, ils ne sont pas obligatoirement prêts à lui remettre les clés de la maison France.

Une chose est de faire un bon score comme le faisait déjà le PC en son temps. Une autre est de transformer l’essai pour être capable de rassembler les Français autour d’un programme de redressement national crédible.

Le troisième vainqueur de cette élection est notre parti. Alors même que nous avons été particulièrement défavorisés à la fois par des sondages systématiquement minorés, un mode de scrutin taillé sur mesure pour entraver les formations politiques nouvelles et par l’absence d’invitation dans les débats télévisés notamment la dernière semaine, nous doublons notre score de la présidentielle pour atteindre les 4%. Dans beaucoup de cantons nous sommes au-delà des 8% et dans toutes les régions nous dépassons le seuil du remboursement des frais de campagne, ce qui est important pour la suite.

Mais surtout, nous sommes allés au-delà de la simple protestation pour proposer à nos concitoyens le retour d’une Nation libre dans une Europe des coopérations. Notre objectif est bien d’être au cœur de la reconstruction du pays et du continent.

Car soyons clairs, je reste totalement convaincu que les Français attendent un patriotisme constructif, serein et rassembleur. Ces élections sonnent la fin d’un système d’abandon, de résignation et le début d’une recomposition politique. C’est à nous maintenant d’organiser cette recomposition.

Je veux remercier en définitive toutes celles et tous ceux, très nombreux dans notre pays, qui contre vents et marées ont défendu nos listes. Merci aux électeurs bien sûr Merci aux militants Merci aux candidats.

Notre combat ne s'arrêtera pas, et je donne rendez-vous aux millions de Français qui, au-delà de la colère, légitime, veulent retrouver la voie de l'espérance : Debout la République sera présent lors des prochaines échéances électorales pour l'incarner et la porter.