Cette énergie renouvelable représente plus de 10 % de l’électricité française. Elle est quatre fois moins chère et bien plus efficace que les milliers d’éoliennes qui pourrissent nos paysages et ne fonctionnent pas sur commande, contrairement à l’énergie hydroélectrique.

En visitant cette usine gigantesque, creusée sous la montagne, dont les turbines sont alimentées par l’eau qui arrive des barrages par une conduite forcée d’un kilomètre, on admire le travail des ingénieurs d'hier et d'aujourd'hui ainsi que la volonté politique qu’il y avait lors des "trente glorieuses" pour assurer l’indépendance énergétique du pays.

Nos dirigeants sont aujourd’hui incapables d’exprimer pour notre avenir une telle volonté politique, mais pire ils sabordent les acquis existants. En effet, le gouvernement français a accepté une directive européenne scandaleuse qui oblige à mettre en concurrence les concessions hydroélectriques. Ainsi, les 100 plus importantes installations seraient mises aux enchères et bradées comme nos autoroutes l’ont été à des groupes internationaux.

C’est un acte de haute trahison nationale pour plusieurs raisons :

- Il s’agit d’offrir sur un plateau d’argent une rente monopolistique qui appartient aux Français, largement amortie et en parfait état à des intérêts privés qui ensuite vont, comme pour les autoroutes, racketter les utilisateurs pendant 30 ans et engranger des profits indus.

- La dispersion des usines et des barrages entre plusieurs exploitants va réduire l’efficacité générale et créer de vrais disfonctionnement puisqu’aujourd’hui l’ensemble des installations sont pilotées par 4 centres de commandes EDF qui gèrent les productions d’électricité de toutes nos centrales qu’elles soient thermiques, nucléaires ou hydrauliques. Cette gestion unifiée permet d'équilibrer en permanence le réseau et d'assurer un service de qualité parmi les moins chers d'Europe.

- EDF a une mission de service public qui concilie plusieurs usages : production d’électricité bien sûr, mais aussi l’utilisation touristique de lacs artificiels (maintien l’été du niveau d’eau pour pratiquer des activités nautiques), l’irrigation pour nos agriculteurs et la gestion des crues des rivières. Demain les élus locaux, les chambres d’agriculture, les préfets devront quémander à des opérateurs privés, soucieux de maximiser leur profit par la production d’électricité, des usages contradictoires. Qui arbitrera ?

- En définitive, seuls les bureaucrates de Bruxelles corrompus par des groupes économiques intéressés par des infrastructures si rentables ont pu imaginer une telle usine à gaz si contraire à l’intérêt national.

L’Etat doit gérer les biens publics que l’initiative privée ne peut pas porter. En revanche, il faut faire jouer la concurrence et favoriser la liberté d’entreprise dans les domaines marchands classiques.

Il est quand même paradoxal de voir que du temps du Général de Gaulle les entreprises françaises n’étaient pas accablées d’impôt et que le pouvoir politique savait fixer des grands objectifs stratégiques au pays. Aujourd’hui, c’est l’inverse : étouffement de l’initiative privée par de lourdes charges comme par l’empilement des normes et d’un autre côté, grande braderie de nos biens publics sans aucune vision d’avenir.

Mon programme économique est simple, faire tout l’inverse. Baisser les charges sur ceux qui investissent en France mais rebâtir un état stratège qui voit loin et haut.

Pour cela bien sûr, il faut reprendre le pouvoir sur Bruxelles et le rendre au peuple français.