Combien d’attentats faudra-t-il, de plus en plus monstrueux, pour que les dirigeants politiques de notre pays réagissent et se donnent les moyens de gagner la guerre totale que nous livrent ces barbares ?

Assez de ces appels larmoyants à l’unité nationale pour masquer la naïveté, la faiblesse et l’impuissance !

Une guerre ne se livre pas à moitié. La position du gouvernement est irresponsable car, d’un côté il reconnaît la gravité de la menace mais de l’autre, il refuse de modifier en profondeur l’état de droit pour pouvoir vaincre nos ennemis.

Soyons clairs, l’étendue de la menace, son caractère asymétrique, nous obligent à revoir totalement nos moyens et nos méthodes si l’on veut prévenir autant que faire se peut de nouvelles attaques.

Après chacun des attentats, j’ai proposé, par écrit et par oral, au Président de la République une série de mesures précises qui permettraient de resserrer les mailles du filet :

1- le renforcement des moyens de nos armées, de nos forces de l'ordre et de la réserve opérationnelle. Je rappelle que depuis 2007, 70 000 postes de militaires ont été supprimés dans notre pays. Il est impératif de les retrouver. 2- un véritable contrôle des frontières nationales ; ce qui veut dire clairement la fin de Schengen ; 3- la création d'une Cour de Sûreté de l'Etat pour les terroristes afin de mettre en œuvre une justice d'exception (procédure accélérée et aucune remise de peine possible), seule capable de gérer le nouveau rythme des affaires ; 4- l'arrestation préventive des individus classés S les plus dangereux ; 5- l'arrestation et l'isolement en un territoire éloigné des djihadistes de retour de Syrie ; 6- l'expulsion systématique des étrangers condamnés par la justice au terme de leur peine ; 7- la rétention de sûreté pour les condamnés au motif de terrorisme à la fin de leur peine ; 8- la déchéance de nationalité pour les binationaux ayant participé à une entreprise terroriste 9- le recrutement de 10.000 personnels administratifs afin de permettre aux policiers et gendarmes de revenir sur le terrain ; 10- la fermeture des mosquées où est prêchée la haine.

L’enjeu est simple : rééquilibrer le rapport de force entre notre appareil d’Etat aujourd’hui affaibli et l’ennemi de l’intérieur comme de l’extérieur prêt à tout. Il ne s’agit plus de mettre en œuvre des mesurettes pour faire semblant d’agir mais de prendre à bras le corps le problème pour gagner la guerre.

Contrairement à ce que l’on veut nous faire croire, ce n’est pas seulement une question de moyens, mais d'abord une question de volonté. L’esprit général doit changer. Il est stupéfiant à cet égard de lire une dépêche de l'AFP d’aujourd’hui oser parler de « surenchère », en commentant les propositions de différents hommes politiques qui n’acceptent pas la démission du pouvoir actuel.

Cela en dit long sur l’incapacité de notre société à comprendre qu’elle est en danger de mort.

Alors oui, j’assume toutes mes propositions, du retour du bagne à la justice d’exception, en passant par la déchéance de nationalité.

Aucune de ces mesures ne nous garantira, bien sûr, le risque zéro, mais on peut, en revanche, être certain que si on ne fait rien, les attentats et les horreurs se multiplieront.

Nos concitoyens devront alors se défendre eux-mêmes, au risque de mettre le doigt dans l’engrenage d’une guerre civile aux conséquences dévastatrices. Il est temps, avec calme, fermeté et détermination, de mener la guerre et de la gagner.