Ce dialogue de sourds, complètement stérile, digne d’une cour de récréation de maternelle, s’explique en vérité par un malaise beaucoup plus profond, tant au PS qu’à l’UMP.

En effet, le PS nous refait le coup de l’héritage mais curieusement n’en tire aucune conséquence puisqu’il mène exactement la même politique économique que François Fillon.

En ratifiant le traité Merkel/Sarkozy sur l’austérité budgétaire en Europe, il s’est condamné à arrêter un budget 2013 qui va accabler d’impôts les Français sans pour autant réduire le déficit en raison de l’effondrement des recettes lié à la récession.

Les socialistes découvrent ainsi qu’ils n’ont aucune marge de manœuvre et se réfugient de fait dans les paroles démagogiques anti-droite et dans les projets de loi comme le mariage homosexuel ou le droit de vote des étrangers, complètement décalés avec les attentes du peuple français.

Mais l’UMP n’est pas davantage cohérente : ses députés s’indignent des hausses d’impôts du gouvernement en oubliant de dire qu’ils avaient déjà décidé la même chose, notamment la hausse de la TVA.

En vérité, le choix offert aux Français était simplement celui de la couleur de la corde avec laquelle on va les pendre.

Cette politique économique suicidaire clochardise tous les jours un peu plus notre pays sans lui donner, et c’est ça le plus grave, aucun moyen de rebondir.

Encore une fois, il est normal de demander des efforts à nos compatriotes mais à la condition que l’on sache précisément à quoi ils servent.

Les délocalisations s’accentuent. Une usine ferme chaque jour depuis le début de l’année 2012, des départements entiers sont sinistrés et on débat à longueur d’antenne de mesurettes sans présenter les vraies solutions qui pourraient être prises.

Sans même aller jusqu’à la sortie pourtant indispensable de l’euro, une baisse de la valeur de la monnaie unique par rapport au dollar et au yuan chinois permettrait de redonner de l’oxygène à nos entreprises, plus que les 30 milliards de baisses de charges réclamés par les grands patrons.

La mise en œuvre d’un protectionnisme raisonné rétablissant la loyauté de l’échange est aussi bien sûr une urgence absolue.

Le choix est très simple : soit nous nous alignons sur la Chine et l’Inde, soit nous nous protégeons. Faute de refuser de choisir, nous perdons tout.

Il serait temps aussi de parler des investissements d’avenir qui détermineront la hiérarchie des Nations en 2050.

Là aussi, ce n’est pas la petite banque publique d’investissement, qui rafistole les structures déjà existantes d’OSEO et de la CDC, qui est à la hauteur de l’enjeu.

La Banque Centrale Européenne est capable de prêter 1000 milliards aux banques privées mais bien évidemment les dirigeants européens sont totalement incapables de définir des grands programmes scientifiques et technologiques sur lesquels il faudrait investir maintenant pour ne pas être distancé demain par les Etats-Unis et la Chine.

Comme au foot, il faut en économie, autant au niveau national qu’au niveau européen, une bonne défense et une bonne attaque.

Cet après-midi, à l’Assemblée Nationale, comme depuis des mois, voire des années, les séances de Questions au Gouvernement n’ont pas abordé une seule fois cet enjeu vital pour l’avenir du continent et donc de nos enfants.

C’est tout le sens du combat que nous menons à Debout la République pour redonner une haute idée de la politique aux Français.

A suivre …