Mais cela n'empêche pas le nouveau Premier ministre de recevoir aujourd’hui les partenaires sociaux à Matignon pour partager ce que la France n’a plus.

Le président de la République, de son côté, fait semblant de croire que les euro-bonds sont la solution à la crise de l’euro alors que, bien évidemment, ce n’est pas en ajoutant de la dette à la dette, pour consolider un système qui craque de toutes parts, que l’on réglera les problèmes de compétitivité des Etats.

L’UMP, de son côté, se déchire entre Fillon et Copé qui sont tous les deux coresponsables du désastre électoral. Une défaite liée au-delà de la personnalité de Sarkozy, à leur incapacité à s’évader du carcan de Bruxelles.

Dans ces conditions, plus que jamais, il y a besoin d’une autre voix pour appeler les Français à une vraie alternative politique.

C’est le sens du slogan de campagne des 300 candidats de Debout la République aux élections législatives : « Et si on changeait vraiment ? ».

Car bien évidemment, au risque de me répéter, on ne sortira de cette crise que si l’on : - protège vraiment nos entreprises de la concurrence déloyale des esclavagistes, - change de système monétaire, - baisse les charges des PME, - remet les banques au service de l’économie productive.

Nous devons inlassablement répéter nos convictions à nos compatriotes car, chaque jour qui passe, les faits nous donnent raison.

Les Français vont vite s’apercevoir que le pansement rose n’est pas plus efficace que le pansement bleu pour combattre l’infection. Nous sommes les seuls à proposer le bon antibiotique et ce n’est pas parce que nous sommes moins connus que les autres ou dotés de moins de moyens financiers plus modestes que nous ne devons pas vouloir sauver le malade.

Ce qui est vrai pour l’économie l’est aussi pour la sécurité. Comment croire un instant que le nouveau Garde des Sceaux, Madame Taubira, va avoir le moindre résultat puisque pour sa première sortie publique, un match de basket entre surveillants et détenus, un délinquant s’est échappé ni vu ni connu. Inquiétant présage...

Enfin, quant à l’avenir de l’école publique, là aussi, même si l’on peut se réjouir de la fin des suppressions de postes, je crains que la satisfaction pédagogiste de Mr Peillon n’arrange rien.

On le voit bien, derrière les mots, les incantations, les postures, il y a le vide sidéral d’une oligarchie qui n’a toujours pas compris l’urgence d’un traitement de choc pour la France.

Il est possible de sortir notre pays du déclin. Le peuple français a tous les atouts pour réussir. Encore faut-il se décider à agir. Oui, se décider à traiter les racines de nos maux, seul moyen de redonner un avenir et donc un espoir à notre pays.