Alors que les Etats-Unis, la Chine, l’Inde et la Russie ont adopté des stratégies agressives, l’Union Européenne croit encore et toujours à son mythe de la mondialisation heureuse ! Ainsi, la Commission Européenne interdit tout soutien financier et commercial direct des nations européennes à Ariane alors que nos concurrents subventionnent massivement leurs champions nationaux !

Pire encore, alors que les Etats-Unis réservent et facturent généreusement les contrats de la NASA pour les industriels américains, la Commission Européenne interdit aux gouvernements européens de privilégier Ariane aux concurrents américains ou russes !

Résultat, ArianeGroup souffre d’une concurrence déloyale et a annoncé 2300 suppressions de postes sur les 9.000 postes actuels. C’est une perte de savoir-faire considérable et irremplaçable !

Selon ArianeGroup, les pays membres ne soutiennent pas suffisamment l'entreprise par des commandes. Cette absence de soutien se double d’un manque d’innovation criant que DLF a dénoncé à de nombreuses reprises : manque de vision face aux projets de SpaceX, sous-investissements chroniques, manque d’offre pour lancer des petits satellites qui sont en vogue (multiples satellites positionnés à faible hauteur pour raccourcir le temps de réponse internet).

Les dirigeants d'ArianeGroup critiquent également la lourdeur des prises de décisions au sein de l'Agence Spatiale Européenne (ASE) passant des commandes de lancement à hauteur des participations des 22 États membres. Il faut également noter que le programme de missiles sous-marins M51 est fragilisé par les difficultés actuelles d'ArianeGroup.

Nicolas Dupont-Aignan insiste depuis toujours sur l'importance de la coopération européenne à la carte, mais il faut pointer du doigt les faiblesses de l'ASE, permettant au Luxembourg, État membre, de commander un lancement à l'entreprise états-unienne SpaceX. C’est insupportable !

Afin de devenir plus réactif face à la compétition mondiale, nous proposons de réformer le programme spatial européen autour d’une préférence européenne de bon sens !

Conditionner la participation des Etats au projet spatial européen à l’obligation de passer en priorité commande auprès des industriels européens !

Réserver le programme spatial aux seuls Etats européens vraiment volontaires et compétents au lieu de multiplier les faux partenaires.

Libérer les ingénieurs des lourdeurs administratives de Bruxelles et remettre l’innovation au cœur du projet spatial.

Rendre cohérente et réactive l'offre par rapport à la demande mondiale de lanceurs.

Ainsi l'Europe spatiale redeviendrait le leader mondial dans ce domaine.