Ce lundi 27 avril, à Colombes, aux environs de 17h30, un automobiliste a foncé délibérément sur deux motards de la Police, en train de procéder à un contrôle de véhicule. A l'heure où j'écris ces lignes, ces deux motards, grièvement blessés, sont hospitalisés et l'un d'entre eux est dans un état particulièrement grave. L'"automobiliste" a été appréhendé.

Comme il est maintenant tristement habituel après une attaque terroriste, les médias, la classe politique, sont extrêmement discrets sur le sujet et, quand ils en parlent, évoquent les faits en éprouvant toujours quelque difficulté à mettre les mots justes sur ces "événements". Alors, il faut commencer par là. Oui, cette attaque est un attentat terroriste islamiste ! Si l'on ne commence pas par nommer avec une courageuse précision les tragédies que vit notre société, nous nous condamnons à les faire prospérer.Et le Chef de l'Etat comme le gouvernement sont, depuis leur entrée en fonction, des spécialistes de haut vol de la fausse résolution des problèmes, par leur négation pure et simple. Ainsi, ils requalifient les actes terroristes en faits divers isolés, oeuvres de pseudo-aliénés qui regarderaient davantage la psychiatrie que la justice.Dans la rhétorique macronienne, les actes terroristes sont à classer entre les accidents de la circulation et les conflits de voisinage et les islamistes qui commettent des attentats sont des déséquilibrés en proie à des crises de démence passagère. Mais cette fois, Macron n'a rien dit. Il n'a même pas voulu fatiguer son pouce présidentiel en tweetant quelques mots sur cet attentat. Cela ne l'intéresse pas. Notre "chef de guerre" auto-proclamé, toujours plus lyrique lorsqu'il désigne le Covid-19 comme l'ennemi que nous combattrons sans merci, n'a rien à dire lorsqu'un islamiste attaque notre civilisation en s'en prenant à nos forces de l'ordre.

Ce terroriste est un homme de 29 ans, Youssef T., connu pour des faits de violences. Il a déclaré après son arrestation, vouloir "mourir en martyr". Une lettre a été retrouvée à bord de son véhicule, lettre dans laquelle il manifestait sa volonté d'instaurer la Charia de façon universelle. On voit bien l'itinéraire hélas! ordinaire du petit délinquant de banlieue qui passe à l'acte terroriste au nom d'Allah. Le terreau des cités sensibles est tout à fait favorable au développement de la voyoucratie islamisée.La haine de la Police y règne à plusieurs titres : les empêcheurs de dealer en rond sont aussi, avec l'école, la seule présence républicaine au sein de ces cités. Ils apparaissent aux yeux de ces petits barbares comme une armée d'occupation française qui menace l'intégrité de leur territoire et contrarie leur projet de mise en place de la Charia.

Mais la lettre de Youssef T. faisait également référence à la haine qui lui est venue en regardant des images de Gaza. Ce terroriste auto-qualifié de pro-palestinien mâtine son islamisme d'un vernis politique qui s'incarne dans un nébuleux combat pour une Palestine libre, c'est-à-dire, dans le langage des terroristes islamistes, pour la destruction de l'Etat d'Israël. Cet élément vaut, à lui seul, à Youssef T. d'être célébré ou -à tout le moins- exempté de toute intention terroriste, sur les réseaux sociaux par la canaille pro-djihadiste. Mais cela cause aussi de l'embarras dans les rangs de la gauche, toujours prompte à réagir dès que le commencement d'un soupçon de bavure policière se fait jour, et trop souvent muette lorsque les forces de l'ordre sont prises pour cibles par les voyous de cité.. Il est vrai qu'il ne faut pas décevoir sa clientèle électorale et depuis que les socialistes Terra-novistes, les macronistes intersectionnalistes ou les Insoumis indigénistes ont renoncé à défendre le monde ouvrier au profit des "minorités visibles", la cause palestinienne a quitté les rangs du combat politique pour devenir un symbole, celui de l'oppression de l'Islam par l'Etat d'Israël, les juifs, l'Occident, tous confondus dans une même haine irrationnelle, mortifère et assassine. Pour s'en convaincre, il suffit d'observer que le sort des Palestiniens ne présente d'intérêt que lorsqu'ils sont présentés comme victimes de Tsahal. Le Hamas, en revanche, peut torturer à loisir, tuer à volonté, jamais la moindre condamnation n'émane des belles âmes pro-palestiniennes. Il faut dire avec assurance et détermination que les municipalités de gauche qui célèbrent des terroristes palestiniens, les acteurs de la politique qui évoquent le conflit israélo-palestinien dès qu'un vote communautaire leur paraît bénéfique, ont une responsabilité dans la haine antisémite et anti-occidentale qui se développe sans cesse davantage dans notre société.

Il y a quelques jours encore, le hashtag "mortauxporcs", incitant au meurtre de policiers faisait une belle carrière sur Twitter. Tous ceux qui ne s'en sont pas indignés, voire, pour certains, qui ont approuvé ce mot d'ordre, ont une responsabilité dans ce dernier attentat.

Castaner lui-même, qui comprend les difficultés du confinement dans les cités et minimise -avec Sibeth Ndiaye- les violences anti-policières, a une responsabilité dans la banalisation de ces actes.

Le Président Macron, particulièrement, est coupable de lâcheté en n'osant pas réagir à un attentat commis contre nos policiers, contre notre civilisation. Seules semblent compter à ses yeux les lignes comptables émanant des instances bruxelloises, thuriféraires des marchés et négatrices des peuples.

A Debout la France, nous croyons en notre civilisation, en notre Nation, et nous nous battons avec tout notre coeur pour leur préservation.