Cette après-midi même, lorsque j’étais sur le site, les camions sortaient, emportant les machines, destination : la Hongrie.

Il faut voir les regards humides de larmes des ouvriers face à ce départ scandaleux pour comprendre le sens de mon combat politique.

Comment, en effet, oser fermer une activité rentable dans une usine qui a bénéficié d’une aide publique qui vend principalement à Peugeot et Renault ?

Comble de tout, la direction demande aux salariés qui restent de faire des heures supplémentaires et de travailler le samedi. Car, oui en France aujourd’hui, on va même jusqu’à délocaliser les usines qui marchent et qui gagnent de l’argent !

Le Directeur de l’usine, avec qui j’ai eu une discussion un peu véhémente, pour couper court à la discussion m’a dit : « mais moi, Monsieur, je suis européen ».

Il est vrai que ce n’est pas la même Europe que lui que je veux construire. Qu'elle est pratique pour les délocalisateurs cette Europe du nivellement économique et social par le bas !

Il a ajouté d’ailleurs, non sans raison : « moi, Monsieur, je fais avec les lois que l’on me donne ».

C’est tout l’enjeu de mon projet économique et social : changer le cadre de l’action publique pour inciter les entreprises à produire en France.

Je propose ainsi un bonus malus.

Malus sous la forme de taxes sur les importations venant des pays qui pratiquent une concurrence déloyale ;

Bonus sous la forme d’une diminution par 2 de l’impôt sur les sociétés pour les bénéfices réinvestis uniquement, bien sûr, sur le sol français.

Le protectionnisme intelligent c’est comme au football, pour gagner les matchs il faut une bonne attaque mais il faut aussi une bonne défense, un bon gardien de but.