De petits délits en crimes, des individus ne se voient jamais opposer aucune limite. La culture de l’excuse l’emporte partout et toujours : 80 000 peines non appliquées, les condamnations de 2 ans et moins la plupart du temps transformées en peines alternatives rarement appliquées et quand elles le sont, peu dissuasives, les peines graves toujours divisées de moitié.

Ajoutez à cela le trafic de drogue et d’armes qui prospère et vous avez une cocote minute prête à exploser.

La Police est découragée car toujours mise en cause. Le délinquant encouragé car toujours victimisé.

Cette dérive ne date pas de l’élection de François Hollande, mais la nouvelle politique pénale ne peut rien arranger.

Pour s’en sortir, on le sait bien, il faut rétablir une justice exemplaire : suppression des remises de peine, application de toutes les condamnations, construction de 20 000 places de prison, renforcement de la Police et de la Gendarmerie. En un mot, la tolérance zéro. Bien sûr cela ne peut suffire : l’école du mérite est aussi à reconstruire, comme l’emploi est à relancer par une autre politique économique.

Mais au-delà de ce changement de cap, nous devons nous interroger sur les valeurs que nous proposons aux jeunes générations.

A force de relativiser tout, de refuser de distinguer le bien et le mal, notre société s’est transformée en jungle.

Puissent ces crimes odieux réveiller notre nation.

Nos concitoyens ne veulent plus de faux bons sentiments, plus de larmes de crocodiles. Ils attendent des actes.