La récente décision de prolonger de deux ans le délai pour réduire le déficit à 3% du PIB est en effet assortie d’une obligation de réduction des dépenses publiques de 4 milliards d’euros supplémentaires.

Outre le fait que cette mise sous tutelle du gouvernement de la France est totalement antidémocratique et révoltante après le référendum piétiné du 29 mai 2005 (dont nous fêterons – déjà ! - le 10ème anniversaire cette année), cette nouvelle décision est absurde sur le plan économique. En effet, chacun aura bien compris que ce n’est pas au moment où l’économie peut redémarrer que l’on doit donner un brutal coup de frein.

La soumission du gouvernement est d’autant plus choquante que notre pays doit faire face à des dépenses supplémentaires pour lutter dans la guerre que nous a déclaré Daech. Le coût des opérations extérieures, que ne prennent jamais en charge les autres pays européens, comme la nécessité de renforcer notre effort de défense qu’il ne suffit pas simplement de proclamé « sanctuarisé », devraient à l’inverse nécessiter un allègement de la contrainte budgétaire.

Une Commission de bureaucrates sous domination allemande, totalement inconsciente des enjeux géopolitiques et du bon sens économique élémentaire, est en train d’enfermer la France et l’Europe dans un piège terrible.

Avec une telle feuille de route le gouvernement est condamné à nourrir un chômage de masse chronique sans plus avoir les moyens de garantir la sécurité des Français.

Le caractère dictatorial et inefficace d’une zone euro dont les dirigeants sont coupés de toute réalité va donc fatalement sauter de plus en plus aux yeux de nos concitoyens.

La campagne présidentielle de 2017 donnera ainsi l’occasion aux Français de se libérer de cette tutelle insupportable et de choisir une autre voie qui sache enfin concilier la liberté nationale et une utile coopération à la carte européenne. Car aujourd’hui qu’avons-nous obtenu, sinon la mort programmée de la première sans le bénéfice de la seconde ! C’est bien là le drame de cet épouvantable gâchis qui consiste, au prétexte de « construire l’Europe », à démolir des nations bien vivantes mais sans rien bâtir d’efficace et de réaliste à leur place.