C’est en puisant profond que les racines permettent de faire grandir l’arbre. Il en est de même de l’histoire, surtout celle de notre Nation la France.

Se recueillir sur la tombe du général de Gaulle ce n’est pas faire preuve de nostalgie mais tout au contraire prendre de la force pour affronter les défis d’aujourd’hui et de demain.

Venir à Colombey-les-deux-Eglises en compagnie de jeunes militants gaullistes, c’est démontrer une fois de plus l’extraordinaire modernité de la pensée du général de Gaulle qui avait, en effet, compris que la France était capable de ce qu’il y a de plus grand lorsqu’elle était libre de ses mouvements et que les Français se rassemblaient.

Refusant toute sa vie la soumission et la discorde, il a tracé ainsi un chemin intemporel pour notre pays.

Si les Français aujourd’hui se chamaillent, se disputent, pire, se dressent les uns contre les autres, c’est bien parce que leurs dirigeants ont abandonné au fil des 30 dernières années tous les pouvoirs à des intérêts non élus qu’ils soient à l’extérieur ou à l’intérieur.

Les oligarchies, les puissances d’argent, les corporatismes, les communautarismes, sont les meilleurs alliés de ceux qui aujourd’hui, de Berlin à Pékin, de Bruxelles à New-York, décident des principaux choix du pays.

Libérer la France, rassembler les Français, voilà la leçon à tirer de la vie, des combats, des pensées du général de Gaulle.

C’est à ces deux conditions que nous pourrons retrouver notre propre dynamique nationale. Confiance en nous, capacité à défricher l’avenir, à peser dans le monde quel qu’il est, sans rougir de ce que nous sommes ni de nos valeurs.

Car le miracle de l’œuvre du général de Gaulle tient justement de cette capacité à mêler le patriotisme sans lequel il n’y a pas de pays solide et l’ouverture au monde indispensable pour comprendre son temps, savoir toujours s’adapter et aller de l’avant.

Une France libre, des Français rassemblés seront tout à fait capables de relever les défis de la mondialisation, de gagner la guerre économique d’aujourd’hui, de mettre en œuvre les inventions scientifiques qui décideront de la hiérarchie des Nations.

En un mot, retrouver notre grandeur collective.

A Colombey-les-deux-Eglises, nous porterons aujourd’hui le beau mot : l’espérance.