Opposition médiatisée à Donald Trump sur sa rupture de l’accord de Paris, annonce d’interdiction de production d’hydrocarbures en France, multiplication de grandes proclamations de principe sur la protection de la nature…

Mais la réalité des actes gouvernementaux est toute autre.

Jeudi 21 septembre, la France a accepté l’application, avant même la ratification par le Parlement, de l’accord de libre-échange dévastateur entre l’Union européenne et le Canada : le fameux CETA. Dans l’indifférence générale, car bien sûr la propagande que certains appellent encore média, a tout fait pour étouffer ce passage en force.

La démarche d’Emmanuel Macron est révélatrice de son mode de fonctionnement, il faut le reconnaître très habile.

Pendant la présidentielle, conscient de l’opposition au CETA d’une grande partie des Français, il avait promis de réexaminer le dossier en mettant en place une grande Commission d’experts indépendants.

Les « Verts » qui le soutenaient, plus intéressés par la soupe alléchante du pouvoir que par la défense de leurs convictions, ont fait semblant de croire aux fausses bonnes intentions d’Emmanuel Macron.

Le même Emmanuel Macron qui d’ailleurs, comme Ministre de l’Economie de François Hollande, avait soutenu de toutes ses forces la négociation de cet accord de libre-échange !

En vérité, ce n’était qu’une manœuvre électorale de plus pour embrouiller les électeurs. La fameuse Commission a rendu ses conclusions : accablantes pour ce traité qui va ouvrir la porte à des produits agricoles canadiens bourrés de produits chimiques interdits en Europe. Le bilan carbone de cet accord est très mauvais et totalement contradictoire avec la soi-disant philosophie écologique du gouvernement.

Nicolas Hulot veut interdire la production d’hydrocarbures en France mais va laisser importer du Canada des produits issus du gaz de schiste ! Et je ne parle même pas de la déstabilisation de la filière d’élevage française par l’augmentation des quotas d’importation de viandes beaucoup moins chères en raison de l’«industrialisation » de la filière et de l’autorisation de médicaments divers.

Enfin, le mécanisme d’arbitrage en cas de conflit entre un Etat de l’Union européenne qui voudrait changer sa législation et une multinationale, lui sera défavorable.

Cet accord de libre-échange va contribuer à détruire un peu plus la qualité de notre agriculture, de nos terroirs et de nos produits alimentaires.

Une fois de plus notre démocratie est vidée de son sens par la combinaison du cynisme du pouvoir et la force de gros intérêts financiers.

Emmanuel Macron et son gouvernement ont montré leur vrai visage : celui de l’imposture !

NB : On comprend aisément que dans ce contexte où notre pays sombre dans la servitude volontaire, les querelles entre Florian Philippot et Marine le Pen soient dérisoires.

Pour ma part, convaincu que pour redresser le pays et lui redonner son indépendance, il faut additionner plutôt que soustraire, je poursuivrai inlassablement ma tâche de rassemblement de tous les amoureux de la France.

Oui, il est vital de bâtir avec les électeurs de toutes les familles politiques un programme commun qui les rassemble.