En revanche, les faits que j’ai affirmés dans ce tweet, et que je continuerai à affirmer comme tels, dérangent le pouvoir en place car la vérité que les chiffres de l’INSEE révèlent met en pièces la propagande qu’Emmanuel Macron et son gouvernement s’emploient chaque jour à répandre en France.

Il est extrêmement grave que le parquet convoque pour des motifs politiques le seul opposant à Emmanuel Macron à avoir eu le courage de le combattre jusqu’au bout lors de l’élection présidentielle, d’avoir gagné l’élection législative dans laquelle tout avait été fait pour m’abattre, d’être une force d’opposition avec Debout la France dynamique et crédible.

Aujourd’hui, la censure exercée par le pouvoir à travers la manipulation de l’institution judiciaire change de nature : la terreur de la pensée unique ne suffisant plus à faire taire les opinions libres, c’est la vérité elle-même qu’on cherche à intimider.

Au pays de Voltaire, je préfère risquer l’excès de liberté de pensée et de parole au risque d’excès de censure.

Nos concitoyens n’ont pas besoin d’inquisiteurs 2.0 pour se forger leur opinion, ils ont besoin de débat public et de travail journalistique, de contradiction et d’opposition, et surtout de faits et de chiffres précis.

Or ce sont désormais les faits et les chiffres que le pouvoir en place veut combattre.

Paradoxalement, je suis heureux que cette convocation devant la justice arrive avant que la fameuse loi sur les « FakeNews » d’Emmanuel Macron soit discutée par le Parlement. Je pense que cette affaire va confirmer les inquiétudes des Français pour qui la liberté est aussi vitale que l’air que nous respirons.

Aucune loi républicaine ne peut définir la vérité et aucune institution démocratique ne peut contrôler l’information sans tomber immédiatement dans un régime d’oppression.

Je le dis avec gravité : toute loi sur les FakeNews conduira inéluctablement à une FakeJustice

La presse, l’information en général et au final, le débat public lui même sont bien un pouvoir démocratique à part entière. En ce sens, il convient qu’il soit séparé de toute prédation des pouvoirs exécutifs, législatifs et judiciaires mais aussi, naturellement, du pouvoir particulier de l’argent et des lobbys.

Si aujourd’hui en France un seul débat doit se poser sur l’information, ce n’est pas celui sur les FakeNews, mais sur une FakeDemocratie.

  • Le travail des journalistes ne doit pas être encadré, il doit être protégé,
  • les informations ne doivent pas être contrôlées mais diversifiées,
  • le pluralisme des opinions ne doit pas être étouffé mais libéré.

Je ne fais pas de ma convocation par le Parquet une affaire personnelle : je me sais innocent de toute faute devant la morale publique, de toute infraction devant la loi de la République et je compte sur les magistrats du siège pour ne pas se laisser instrumentaliser.

Je fais de cette convocation personnelle un combat politique au sens le plus noble du terme, un combat pour la liberté d’expression, pour la liberté de conscience et la liberté