Cette annonce peut paraître anecdotique à certains, mais elle traduit très concrètement les conséquences de la libéralisation des services publics acceptée par les gouvernements français successifs à Bruxelles. La conséquence est simple : l’autonomisation toujours plus grande des entreprises publiques, semi-publiques ou privées vis-à-vis de l’Etat et donc du pouvoir politique.

On nous parle de concurrence, d'émulation, mais dans les faits ce n’est qu’entente et augmentation des coûts, avec pour conséquence la baisse de la qualité pour les usagers.

Il va de soi qu'il faudra reprendre en main très vite toutes ces entreprises pour les remettre au service des Français. Et cela exigera d'ailleurs un grand courage car derrière ces entreprises qui se drapent encore dans les grands principes, il y a de véritables « oligarques » qui sont bien contents de prélever sur la richesse nationale toujours plus d’argent au détriment de l’intérêt général !

Avec le recul, on voit bien que la séparation d’EDF/GDF a été une ineptie. On comprend aussi que RFF et la SNCF tirent chacun de leur côté, désorganisant toujours plus le service public ferroviaire.

Et le comble de tout, sans aucun doute, est le comportement de Total, véritable Etat dans l’Etat qui - avec plus de 10 milliards d’euros par an de profit - préfère racheter ses actions, servir toujours plus de dividendes à ses actionnaires, plutôt qu’investir dans notre pays, qui est pourtant son premier marché ! Alors que le prix du litre sans plomb dépasse les 1,50 euros, le silence du gouvernement comme de l’opposition est aujourd'hui devenu inacceptable et intenable.

Je ferai prochainement dans le cadre de mon projet présidentiel des propositions audacieuses pour une nouvelle politique énergétique française.