Autosatisfaction sur les trois dernières années et mythification de la réforme pour la réforme. Le tout enrobé de platitudes sur l’intérêt général et la Nation.

Deux contradictions majeures entachent ce discours :

- Tout d’abord, comment revendiquer la poursuite d’une politique qui a échoué ? - Ensuite, comment penser obtenir des résultats sur le front de la croissance et de l’emploi alors même que le Gouvernement revendique sa soumission à l’égard de l’Europe de Bruxelles et de l’Allemagne ?

Je n’arrive pas à savoir si François Fillon est sincère ou cynique. Comment peut-il croire à sa politique alors même que la France est piégée par un euro cher qui épuise ses forces industrielles ?

Je ne suis plus le seul d’ailleurs à le dire, comme en témoigne le remarquable article d’Yves de Kerdrel dans le Figaro d’hier.

Quand on pense que le Premier Ministre se réclame encore de Philippe Seguin, on ne peut que tomber de sa chaise.

Ne remettant pas en cause la politique suicidaire de la Banque Centrale Européenne, le Gouvernement ne peut qu’enfoncer le pays, par ses mesures de rigueur, dans la récession et donc nourrir la colère populaire.

Ce n’est pas en se donnant des postures de père la rigueur sans avoir les moyens de sa politique, que le Gouvernement réussira.

Voilà pourquoi, en conscience, je n’ai pas voté la confiance.