Bien évidemment, ils ont compris qu’après la Grèce, ce sont le Portugal, l’Espagne, l’Italie et la France qui, s’ils veulent survivre, quitteront la zone euro. Alors totalement tétanisés par l’effondrement de leur rêve, ils sont prêts à tuer la démocratie pour sauver l’euro.

Dans le Figaro de samedi, Alexandre Adler fait l’éloge de la dictature. Je cite : « la solution de l’obstacle numéro un, c’est donc le départ forcé de l’actuel premier ministre italien et la mise sous tutelle, avec l’aide du Président de la République, Giorgio Napolitano, du gouvernement de ce pays par la Banque Centrale européenne, dont le prochain président est fort opportunément un Italien, Mario Draghi ».

Cela a le mérite de la clarté. Une organisation supranationale composée de personnalités nommées qui ont, de surcroît, tout échoué depuis 10 ans, mettrait sous tutelle le gouvernement représentatif du peuple italien.

Alexandre Adler veut même transformer le Président de la République Giorgio Napolitano en une sorte de Maréchal Pétain, collaborateur en chef. Il s’appuierait sur le fameux Mario Draghi, nouveau Président de la Banque Centrale européenne, connu pour avoir été Vice Président pour l’Europe de Goldman Sachs.

Comment un homme qui se croit démocrate peut-il oser professer une telle ineptie car, si par malheur cette hypothèse pouvait être mise en œuvre, il va de soi qu’il achèverait de décrédibiliser définitivement non plus la zone euro mais l’Union européenne dans son ensemble aux yeux du peuple italien.

Quelques lignes plus loin, Alexandre Adler assimile les opinions des peuples allemands et anglais à des populismes. A Adler, aveuglé par son soutien délirant à l’euro, oublie sans aucun doute que c’est la mise en œuvre de cette nouvelle dictature qui génèrerait cette fois-ci une vraie résistance. Mais là aussi, A Adler l’appellerait sans aucun doute super populisme.

En 1940 pour A Adler, le Général de Gaulle aurait sans doute été vu comme le pire des populistes.