Non seulement la loi Elan ne fait avancer en rien les droits des Français, mais elle marque une régression historique insupportable. Au-delà de son inhumanité évidente, cette mesure est inadmissible pour plusieurs raisons.

Emmanuel Macron avait martelé à qui voulait l’entendre qu’il ferait des droits des personnes en situation de handicap l’une de ses priorités. Une fois de plus, il n’a pas tenu ses promesses et affirme son mépris pour les citoyens les plus fragiles de notre société au profit des puissants et de l’argent roi.

De fait, cette régression sert encore une fois les intérêts de groupes financiers influents dont le lobby des promoteurs immobiliers qui cherchent à construire à bas coût. Ces multinationales n’ont aucun intérêt économique à adapter leurs logements aux personnes en situation de handicap.

Les gouvernements français successifs ont, par leur lâcheté, leur mépris de l’intérêt général et leur sens de l’Etat inexistant, accumulé un retard considérable sur le respect des personnes en situation de handicap par rapport aux pays du Nord de l’Europe. En France, l’attente moyenne pour un logement adapté aux divers handicaps est estimée à 5 ans ! La situation risque hélas d’empirer à cause du gouvernement. Emmanuel Macron s’inscrit dans une logique oligarchique qui sacrifie l’éthique au profit du fric.

Plus grave encore, pour financer ses cadeaux fiscaux à ses donateurs de campagne, Emmanuel Macron décide à nouveau de tailler dans l’accompagnement des gens qui travaillent ou qui ont un accident de la vie.

Ainsi la baisse des contrats d’insertion par l’emploi décidé par le gouvernement a durement frappé les personnes en situation de handicap qui bénéficiaient en priorité de ces aides.

Pour mettre fin à ces aberrations, je milite activement pour que plusieurs mesures justes et soutenables soient prises. Je propose notamment d’augmenter le nombre d’établissements spécialisés pour les enfants en situation de handicap et de mettre en place des quotas dans le monde du travail pour que les entreprises aient au moins 6% d’handicapés dans leurs rangs.

Je propose par ailleurs de revaloriser l’Allocation Adulte Handicapé de 200 euros. J’ai moi-même appliqué des mesures favorables aux personnes en situation de handicap en tant que Maire de Yerres et je me suis battu en particulier pour rendre ma gare RER accessible.

Ce qui est faisable à l’échelle communale l’est à l’échelle nationale. Nos compatriotes en situation de handicap et leurs familles ont le droit au respect plein et entier. Une politique sociale générale plus juste peut être mise en place si le Président de la République visait l’intérêt général et non la satisfaction de ses amis lobbyistes.