L’élection de Donald Trump est le symbole, même s'il est empreint de colère, du réveil des démocraties, des peuples et des Nations. C’est le signe évident du rejet d’une mondialisation inhumaine au service exclusif d’une oligarchie mondiale.



Les délocalisations massives, les fermetures d’usines, la stagnation voire l’appauvrissement généralisés d'une classe moyenne de plus en plus nivelée par le bas, ne sont plus, à juste raison, supportés. Il est d’ailleurs significatif que la vague en faveur de Trump soit particulièrement puissante dans les anciens Etats industriels américains.



Mais l’élection de Trump est aussi la conséquence de l’arrogance et du mépris des élites pour le peuple. La partialité des médias, la suffisance des profiteurs de la mondialisation, le refus et même parfois le détournement de la démocratie, exaspèrent nos concitoyens qui, contrairement à ce que croient ceux qui les gouvernent, sont lucides sur l’impuissance publique des dirigeants, ou plus exactement sur leur hypocrisie.



Enfin, l’élection de Trump sanctionne l’irresponsabilité des gouvernants à l’égard des flux migratoires incontrôlés qui ne servent qu'à alimenter en main d’œuvre taillable et corvéable à merci un capitalisme sans scrupule ni jugeote.



Ce qui s’est passé aux Etats-Unis se passera de la même façon en Europe si l’on continue à faire souffrir les peuples et à les priver de liberté, les deux allant bien entendu de pair.



Immigration massive, délocalisations accélérées, travailleurs détachés, insécurité, chômage de masse, misère sociale, paupérisation des Etats et ruine des services publics : le peuple français n'acceptera plus pour longtemps ce déclassement sans précédent !



Le référendum de 2005 puis le Brexit ont été les premiers avertissements.



La question n’est pas de savoir si le système va craquer, mais quand il va exploser, quel en sera le détonateur et qui s'imposera sur ses ruines. C'est pourquoi il est vital de bâtir en 2017 une alternative politique qui soit à la fois réelle et sérieuse.

La rupture avec les dirigeants qui ont épuisé le peuple français depuis 30 ans est ainsi inéluctable et souhaitable. Elle doit être réelle et franche pour être porteuse de réussite et amener, enfin, une vie meilleure.

Attention ! L’histoire, tragique, nous enseigne clairement qu'il ne faut pas abuser de la patience et de l'intelligence des peuples. "A force de nier les nations, vous allez ressusciter les nationalismes..." avait mis en garde Philippe Séguin dès 1992 !

Je mets donc solennellement en garde les Français contre les promoteurs du faux changement, tel Emmanuel Macron ou François Bayrou, qui ce matin même se précipitent au chevet de la démocratie dont ils sont les premiers responsables du coma actuel. Et qui s'apprêtent à continuer comme si de rien n'était dès lors qu'ils auraient remporté les élections. Souvenons-nous : après la lutte contre la "fracture sociale" en juin 1995, la France eut droit aux pires tentatives de régression sociale dès octobre suivant...



Mais attention aussi à l'excès inverse, à une rupture dans le drame et la discorde. C'est pourquoi je propose une rupture dans le calme et avec sérieux, une rupture qui fasse le pari du rassemblement retrouvé du peuple français, sans lequel notre pays, à travers sa longue et tumultueuse histoire, n'a jamais pu sortir de l'ornière.



La France, comme beaucoup d'autres pays de par le monde et plus encore qu'eux, a besoin d'un authentique sursaut démocratique et national. C’est tout le sens de mon projet présidentiel pour une France libre, forte et juste. Il y a urgence.