En vérité, c’est toute la stratégie des dirigeants européens pour sauver l’euro qui part en morceaux.

Au même moment on apprend que la Grèce s’enfonce dans la récession cumulative plombée par les mesures d’austérité stupides que lui ont imposées Mme Merkel et Mr Sarkozy et par les taux de financement exorbitants sur les marchés financiers.

Comment accepter que la Banque Centrale européenne ait pu prêter 500 milliards à 1% aux banques et qu’au même moment les marchés financiers imposent des taux d’intérêt de 5% pour l’Espagne, de 6,5% pour l’Italie ou de 11% pour le Portugal ? A cela s’ajoute un euro totalement inadapté à la compétitivité des pays du Sud et de la France.

Ce que j'ai été le premier à prévoir depuis mon intervention à l’Assemblée Nationale sur le premier plan de sauvetage grec en mai 2010, se déroule implacablement faisant mentir les incompétents qui pourraient chanter le célèbre refrain : « tout va très bien Madame la Marquise ». Mais la maison brûle.

Bien sûr les dirigeants étant désavoués par les faits, ils vont s’entêter pour ne pas perdre la face et précipiter un peu plus le continent dans la récession. Tout cela jusqu’au moment où les peuples lassés se révolteront dans les urnes ou dans la rue.

Pour ma part, je préfère que ce soit dans les urnes et c’est pourquoi j’expliquerai dimanche, lors de la présentation de mon projet au théâtre du gymnase Marie Bell pour mon premier discours de candidat, comment on peut sortir la France de ce piège redoutable et offrir un autre destin à nos compatriotes.