Les primaires se révèlent donc avoir été un processus particulièrement pervers. En effet, on ne pouvait que se réjouir de voir les Français s'enflammer pour le débat politique et se déplacer massivement vers les urnes (n'en déplaise à Caliméro Copé). Mais au final, c'est un éléphant du parti, un homme qui défend les idées du passé et qui est issu de la génération qui a tout échoué qui l'emporte.

La primaire socialiste aura donc écarté tous les candidats alternatifs pour consacrer le plus politiquement correct de tous ! Le tout en offrant une illusion de diversité démocratique grâce aux belles campagnes de Valls et Montebourg notamment.

Pas étonnant que ce processus de primaires soit un grand classique américain, puisque le bipartisme règne en maître aux Etats-Unis et que la politique s'y résume à un jeu de rôle entre quelques clientèles bien identifiés.

Nous aurons donc en 2012 un affrontement stérile entre deux candidats qui seront d'accord sur l'essentiel, mais qui feront semblant de s'écharper sur l'accessoire. Un jeu dérisoire qui je le crois exaspère de plus en plus nos concitoyens.

Alors n'en doutons pas, l'élection présidentielle à venir nous réserve de belles surprises. Mais il ne faudra pas regarder du côté de l'UMP et du PS pour les trouver !