Au-delà de cette affaire, c’est toute notre relation avec la Russie qui mène notre pays dans une impasse économique et politique.

Il y a plus d’un an, la Russie décrétait un embargo sur les produits alimentaires européens en représailles à des sanctions économiques sur fond de crise ukrainienne. Pour les producteurs français, les conséquences se sont faites durement ressentir depuis un an. La France exportait jusque là 70.000 tonnes de viande de porc chaque année vers la Russie. La perte économique pour les éleveurs de porc s’évalue ainsi à plus de 800 millions d'euros dans un contexte de crise agricole !

Cette politique menée par François Hollande, devenu un petit télégraphiste de Washington et de Varsovie, a ainsi de graves conséquences. Chute des exportations, perte de savoir-faire industriel, coût supporté par les contribuables, l’addition est salée pour notre pays.

Comment peut-on accepter de vendre des Rafale au Qatar et refuser la livraison de navires à la Russie ?

Ce dénouement pathétique porte un coup à la parole de la France dans le monde.

Dans un récit livré au Monde Diplomatique, l'ancien ministre grec des Finances, Yanis Varoufakis, parle à juste titre d’une France «qui n'est plus ce qu'elle était».

C’est un fait. François Hollande, en actant la fin d'une politique étrangère indépendante, rabaisse toujours plus notre pays. La France est en train de devenir par sa faute une nation de second rang.

En reconnaissant l’émergence d’un monde multipolaire, la France pourrait préserver une voix originale, libre, et indépendante. C'est par cette liberté et son indépendance que notre pays pourra porter au plus haut ses valeurs à travers le monde.

La France a tout à gagner à un beau partenariat avec la Russie. Il ne s'agit pas de soutenir aveuglément Vladimir Poutine, Président d’un pays qui, rappelons-le, a connu des décennies de communisme. Mais il serait bon pour une fois d’arrêter de regarder cette grande Nation à travers un prisme occidental manichéen absurde car profondément daté de la guerre froide.