Il a d’abord suivi le Tour de France. Quoi de plus sympathique qu’un Président, bénéficiant encore d’un état de grâce, sur les routes du plus populaire des événements sportifs. Il en a profité car il se doute que dans un an, ce ne sera plus le même accueil.

Puis il y a quelques jours, il s’est rendu dans une exploitation pour rencontrer des producteurs de foie gras. Alors que le foie gras est interdit à l’importation en Californie, il aurait pu annoncer des mesures de rétorsion vis-à-vis des États-Unis. Mais non. En bon radical-socialiste, M. Hollande a été sympathique, il a dit sa compassion aux producteurs et que ce n’était pas normal. Mais qu’a-t-il fait ? Rien

Dans la même semaine, il a visité une usine de l’équipementier automobile Valéo. Là encore, il a préféré faire une belle image au milieu des ouvriers plutôt que de se justifier sur l’indigence du plan de soutien automobile présenté 2 jours plus tôt.

Enfin hier François Hollande, le radical-socialiste, était à Londres pour soutenir les athlètes français. Il ne devait pas être dépaysé Outre-Manche, lui qui semble concevoir sa fonction comme celle de la Reine d’Angleterre : un simple rôle de représentation. Le Président français en a ainsi profité pour passer toute une après-midi avec le Premier ministre britannique sur les sites olympiques. « Profiter » est peut-être un grand mot car les deux hommes ont seulement échangé quelques instants sur la crise de l’euro alors que le même jour, l’Espagne avouait être dans une situation des plus délicates pour rembourser sa dette. Le Président s’est contenté d’applaudir les athlètes français, de sourire aux photographes et d’échanger des poignées de main avec les badauds.

Les Français ont troqué l’hyper-président Sarkozy pour l’anesthésiste Hollande. Le premier, à force de brasser du vent, était devenu extrêmement anxiogène. Le second endort le pays, faute de pouvoir le soigner. Si le pays a pu survivre à 12 années de radical-socialisme sous Jacques Chirac, c’est parce que la situation économique n’était pas si catastrophique et que l’Etat pouvait s’endetter pour adoucir le quotidien des Français. Aujourd’hui il n’y a aucun palliatif et le pays ne pourra pas tenir 12 mois avec le radical-socialiste Hollande.