J’avais d’ailleurs alerté, en son temps, mes collègues de l’Assemblée nationale sur le danger pour les contribuables français de se mettre sur le dos les positions risquées prises par les banques privées sur la dette grecque. Ce fiasco prévisible risque de nous coûter cher.

Aujourd’hui, la Grèce est bien sûr totalement incapable de rembourser non seulement le fardeau des intérêts mais aussi le « principal », qui ne cesse de s'alourdir.

La question n’est donc pas de savoir s’il faut ou non rembourser mais plutôt de se questionner sur la nature de l’allègement à opérer. La Grèce doit clairement rembourser ses dettes, mais doit d’abord recréer de la richesse collective.

Pour que la Grèce puisse nous rembourser un jour, il faut qu'elle retrouve de la vigueur économique. Si nous cassons toutes les forces économiques de ce pays, comme Mme Merkel et M. Hollande sont en train de le faire, elle ne nous remboursera jamais.

Tout comme Valéry Giscard d’Estaing, j’estime qu’il serait salvateur pour la Grèce de sortir de l’euro pour pouvoir à nouveau dévaluer et retrouver de la compétitivité. La Grèce continue de payer lourdement le prix de cette monnaie surévaluée, au prix de millions de chômeurs, au prix d'une déflation suicidaire et d'une dette intenable.

La faillite de la Grèce restera donc comme un gaspillage gigantesque, notamment pour le contribuable français qui a déjà déversé des dizaines de milliards d'euros pour sauver les banques en Grèce. Il est temps d’y mettre fin et d’aider ce pays à se relever.

Je vous propose de retrouver mes différentes interventions ci-après pour constater l'autisme et l'incompétence de nos dirigeants.

Le 21 février 2012 :


Le 27 septembre 2011 :


Le 6 septembre 2011 :