Ainsi, la maison de la maire de Villeneuve-Saint-Georges et le commissariat des Ulis, ce dernier par trois fois, ont été attaqués aux cocktails molotovs. A Epinay-sous-Sénart, des tirs de mortiers ont mis le feu aux poudres. En Essonne, les scènes de rodéos sauvages se succèdent et empêchent les habitants de dormir.

L’Ile-de-France n’est pas la seule région concernée. A Vaulx-en-Velin, le commissariat a fait l’objet de tirs de projectiles dont une grenade à plâtre. Des policiers à Reims ont été attaqués avec des pavés et des haltères.

A Brest, une adolescente a été violemment agressée par deux jeunes en scooters sous les yeux de son petit frère. Dans l’Aisne, un jeune homme a violenté un couple de personnes âgées en pleine nuit à Caumont. L'octogénaire roué de coups de crosse est dans un état critique. De plus en plus d’agriculteurs sont victimes de vols sur leurs exploitations.

La France est devenue un véritable Far-West.

Les raisons sont bien connues.

Ces voyous, persuadés d’être dans un remake du film « Le Parrain », bénéficient d’une impunité totale et ne craignent plus personne.

Comment s’étonner quand les policiers dans notre pays ont pour ordre de ne pas intervenir pour interpeller les conducteurs de quads et de mini-motos ? La vie d’une jeune enfant ou d’une mère de famille qui pourraient être renversés vaut apparemment moins que celle de ces voyous. Ces derniers en ont bien conscience et jouent de cela.

Par ailleurs, les forces de Police qui font un travail remarquable ne sont pas en nombre suffisant et n’ont pas un matériel adapté à ces nouvelles formes de délinquance.

Dans ma ville, par exemple, malgré le grand dévouement de la Police nationale, si nos 20 agents municipaux n’étaient pas sur le terrain, l’ordre ne pourrait pas être assuré.

Comble de la situation, c’est la Police municipale qui interpelle les conducteurs de quads et de motos sous protection de la Police nationale.

Pas étonnant lorsqu’on a une Justice qui s’acharne sur le travail des policiers pendant qu’elle libère les délinquants. Ce laxisme judiciaire est la raison principale de ce climat détestable. Suite aux pleins effets de la loi Taubira, inspirée de la loi Dati, les individus condamnés à 5 ans ou moins de prison ne font pas une seule journée de rétention. A titre d’exemple, à Yerres, un jeune de 17 ans ayant caillassé des policiers pendant la nuit du 14 juillet, a été relâché immédiatement par le juge des mineurs.

Quand on s’attaque ainsi à un Policier, on s’attaque à la République.

Aucun pays au monde là encore n’accepterait que leurs pompiers ne puissent plus intervenir dans certains quartiers. Autre exemple, dans ma ville, toujours, après six mois d’enquête, un lourd réseau de trafic de drogue a été démantelé. Tous les protagonistes ont été immédiatement relâchés.

Les effets de cette France « Orange mécanique » sont particulièrement subies par les plus modestes. Ni les habitants des beaux arrondissements de Paris, ni ceux de Saint-Tropez, ni de La Baule n’accepteraient cela.

Par leur idéologie laxiste teintée de fausse compassion, le gouvernement a choisi son camp : celui des bandes qui dévalisent, violentent ou dépouillent dans nos quartiers, celui des caïds et des voyous qui pourrissent la vie de nos quartiers.