Alors bien sûr, les élections européennes, calamiteuses pour le PS et les partis du système européen, sont passées par là il y a tout juste un mois, permettant au président de la République d’invoquer un changement majeur de contexte pour revenir à la charge.

N’aurait-il donc pas vu venir la vague bleue marine annoncée depuis des mois ? Je ne le crois pas. Je pense au contraire que, prisonnier par sa propre faute de politiques européistes dont il est convaincu de la nocivité, il cherche simplement à s’en exonérer en faisant semblant de réclamer des inflexions pour se donner le beau rôle.

En effet, comment pourrait-il ignorer que sa politique de déflation, agitée depuis 6 mois mais même pas encore détaillée, va dévaster ce qui reste de croissance en France, ravager le tissu industriel, faire exploser le chômage sans empêcher la dette de se creuser ? Tous les économistes ou presque l’affirment depuis des mois et des mois. C’est maintenant la rapporteure du Budget à l’Assemblée nationale, la député socialiste Valérie Rabault qui, reprenant des projections de Bercy, prédit rien moins que la destruction de 0,7% de croissance annuelle et la suppression de 250.000 emplois à l'horizon 2017 !

La triste réalité est là : le PS au pouvoir ne croit pas lui-même en la politique d’austérité dictée depuis l’étranger, qui détruit la croissance, hérisse légitimement les Français et propulse à des sommets inédits l’extrême-droite dans notre pays. Bref, qui précipite la France dans une spirale de déclin et de crise morale comme on en avait plus vue depuis l’entre-deux-guerres de Pierre Laval ! Il n’y croit pas mais s’y soumet !

Triste spectacle donné par un François Hollande qui n’a plus d’autre marge de manœuvre, pour essayer de faire croire qu’il résiste, que d’avancer à reculons vers un supplice auquel il a renoncé en réalité à se soustraire. Ce n’est plus un président de la Ve République, mais un roi fainéant tout droit sorti d’un Haut Moyen-Âge qu’on croyait pourtant révolu à tout jamais.

Face à la catastrophe annoncée de ces politiques imposées par l’étranger, seul un sursaut national, fondé sur un patriotisme serein et rassembleur de tous les Français, pourra remettre notre pays sur les rails de la croissance et de la démocratie. A l’heure où l’UMP sombre corps et biens dans les affaires, les magouilles et la collusion avec le fédéralisme européen, Debout la République apparaît tout naturellement comme le seul parti capable de porter cette espérance.