Fabrice faisait partie en 1999 des fondateurs du Club de réflexion de Debout la République au sein du RPR.

Je me souviens encore de notre première réunion au Sénat où, si jeune, il avait prononcé un magnifique discours.

Petit fils de mineur, il était habité par la France. Il aimait se définir comme un gaulliste « historique », lui qui était né après la mort du Général ! Il était à la fois viscéralement attaché à l’indépendance de notre pays et profondément humaniste incarnant la vision sociale du gaullisme. Un alliage si rare aujourd’hui qui expliquait sa popularité dans son département.

Il aimait profondément sa terre, ancienne cité minière, traversée par la route Napoléon entre Grenoble et Gap.

Elu Maire à 27 ans, il y a déjà 14 ans, il avait transformé sa ville de fond en comble. Il était profondément aimé. Cet homme passionné voulait toujours servir les autres et combattait dans son département ceux qui se servaient. Il était l’honneur du renouveau politique.

Toute la population l’a accompagné au cimetière sous un soleil magnifique. Et comme il aurait tant aimé, soudain comme adieu final devant sa tombe, la fanfare municipale a joué la Marseillaise.

Malgré nos vies respectives trépidantes, nous conversions de temps à autre au téléphone et nous étions toujours d’accord sur tout, ce qui est si rare !

Jeudi 5 mars, il a disparu tragiquement.

Fabrice, je ne t’oublierai pas.