Comment ne pas être scandalisé par cette information à un moment où la troïka technocratique (FMI, Banque Centrale européenne et Commission européenne) demande au peuple grec d’accepter une baisse du salaire minimum de 22% (et 32% pour les jeunes) ? Alors que les rémunérations sont en moyennes de plus de 4 millions d’euros par an, et qu’elles ont augmenté de plus d’un million d’euros pour les patrons du CAC 40, on demande à un peuple de vivre avec moins de 500 euros nets par mois !

En 2010, les grands patrons français ont obtenu une augmentation de leur salaire équivalente à 175 ans du nouveau SMIC Grec ! Ce système est devenu complètement fou et monstrueux. Il est inacceptable que les grands patrons gagnent plus de 300 fois le salaire moyen. En quoi une personne humaine peut-elle valoir 300 fois plus qu’une autre ?

Il est révoltant de voir ces élites s’accorder des augmentations totalement indécentes à un moment où tant est demandé aux peuples européens qui subissent baisse des salaires, du pouvoir d’achat, diminution de la couverture sociale et des services publics !

Pendant les Trente Glorieuses, le capitalisme avait été humanisé par les Etats avec des grands patrons ne gagnant pas plus que 30 à 40 fois le salaire de leurs ouvriers. Ils se souciaient de leur pouvoir d’achat et tout le monde profitait du progrès économique. Dans l’anarchie économique qu’est la globalisation, une petite minorité tire les marrons du feu alors que la grande majorité souffre de ses conséquences. Et la construction européenne n’a fait qu’accélérer ce mouvement au lieu de le tempérer.

C’est pourquoi je propose de libérer la France car seuls les Etats peuvent domestiquer le capitalisme, mettre fin à ses injustices scandaleuses et faire en sorte que le progrès économique soit de nouveau partagé par tous. C’est pour cette raison également que je propose également de limiter à 36 SMIC le salaire dans les entreprises où l’Etat a une participation, ainsi que d’instaurer une nouvelle tranche d’imposition à 50% pour les très hauts revenus.

C’est sur la France que les Français pourront s’appuyer pour construire un système économique plus juste, mais à une condition, que cette France soit juste et libre.