Après nous avoir imposé le retour de Syrie des djihadistes "français", Madame Belloubet tord, une fois de plus, le cou aux libertés fondamentales de notre pays en faisant de l'expression libre sur les religions une "atteinte à la liberté de conscience". Ce n'est ni plus ni moins qu'un retour à l'interdiction du blasphème.

Le Parquet, soutenu par Madame Belloubet, a failli se changer en tribunal de l'Inquisition avant de revenir au droit, aux faits et au bon sens : on peut critiquer toutes les religions sans être accusé "d'attiser les haines" ! Je dis "religion" mais cette innovation dans l'interprétation de la loi ne concerne, en vérité, que l'Islam. Un triste comique appointé par France-Inter s'est récemment distingué sur les ondes de la radio d'Etat en nous imposant une pauvre chanson à la fois anti-chrétienne et homophobe appelant Jésus, désigné comme "pédé" à se faire "enculer". Ni le Parquet, ni la Ministre de la Justice n'ont estimé nécessaire de se pencher sur la création de ce jeune auteur, assez peu prometteur, il est vrai. Et c'est tant mieux. Le mauvais goût et la vulgarité ne rentrent pas dans des catégories juridiques. Sauf s'il est question d'Islam.

La jeune Mila, âgée de seize ans, s'est exprimé sur les réseaux sociaux -après avoir été harcelée par un internaute musulman- sur l'Islam. En des termes assez violents, il faut bien le dire, mais qui - en aucun cas !- ne quittent le domaine policé de la liberté d'expression. Il était question, dans son intervention, de religion et non pas des individus. Il n'y a eu aucune incitation à la haine de sa part. Mais la réaction des fanatiques ne s'est pas fait attendre. Des milliers de messages de haine, des menaces de mort et des menaces de viol ont été adressés à la jeune fille.

Cette histoire nous révèle plusieurs choses. D'abord, ce que l'on sait déjà, que la critique de l'Islam est un exercice à présent périlleux en France et attaquer l'Islam expose à des manœuvres d'intimidation parfois extrêmement violentes, et nous avons tous en tête l'attentat contre "Charlie Hebdo". Mais il faut savoir aussi qu'à présent s'exprimer sur l'Islam peut également conduire à des poursuites judiciaires.

C'est une démonstration de soumission à l'Islam dont nous gratifie Nicole Belloubet, toute honte bue, en soutenant Abdallah Zekri, le délégué général du CFCM qui déclarait, parlant de Mila : "elle l'a cherché, elle assume".

Le Gouvernement reste silencieux et peu de responsables politiques affirment soutenir pleinement Mila.

A "Debout la France", nous n'avons pas peur d'affirmer les valeurs de liberté de notre pays. Nous y sommes attachés de façon intransigeante par amour pour la France, ce qui semble être un sentiment tout à fait étranger au Président Macron et à son Gouvernement. Il est vrai que cela demande aussi du courage, ce qui n'est décidément pas la qualité principale de l'Exécutif !