En effet, le projet de traité européen sur lequel ils sont tombés d'accord supprime la souveraineté budgétaire de notre pays et transforme encore un peu plus l’Assemblée Nationale en une chambre d’opérette. Le pouvoir de lever l’impôt, qui est à la source de la démocratie parlementaire est ainsi transféré à Bruxelles, paravent de la domination de l’Allemagne.

Pire encore, en imposant la fameuse "règle d’or", on nie le droit du peuple français à mener une politique économique indépendante. On soumet l’examen de notre budget à la Cour de Justice européenne qui le vérifiera et on accepte de voir nos partenaires décider automatiquement des sanctions financières à l’encontre de notre pays.

Il s'agit d'un véritable suicide démocratique qui n’a d’égal que le vote des pleins pouvoirs au Maréchal Pétain.

Qui plus est, cette reddition est habillée d’un verbiage pseudo-raisonnable de bonne gestion budgétaire assez ubuesque pour un gouvernement qui a gaspillé près de 45 milliards d'euros dans le puits sans fond de la Grèce...

D'autre part, non content de priver les Français de la maîtrise de leur destin, ce projet de traité sera totalement contreproductif économiquement puisqu'il enferme la France dans une politique de récession cumulative, creusant les déficits sous prétexte de les réduire.

Martelons-le : la vraie cause des déficits et de la dette tient aux délocalisations massives qui font perdre à l’Etat les recettes fiscales et sociales nécessaires au fonctionnement.

Réduire la dette, limiter les déficits, autant de politiques certes nécessaires mais qui exigent dans le même temps une politique économique qui s’attache à relocaliser les activités. Voilà pourquoi seule la sortie de l’euro, la mise en œuvre d’un protectionnisme intelligent, la baisse des charges sur les PME et le contrôle des banques peuvent permettre de sauver notre économie.

En clair, la France comme l’Europe ont besoin de protection, de croissance, de respect entre les peuples ; en somme tout le contraire de l’uniformisation et de l’écrasement de tous les autres pays par un seul partenaire. Tout le contraire d'une usine à gaz supranationale digne de l'URSS qui nie la diversité, qui confond union et désunion, unité et uniformité. Tout le contraire de la liberté !