En l’occurrence, il s’agit même plutôt ici d’immigration en provenance d’Europe et plus précisément de Roumanie. On apprend ainsi que Luciano et sa famille nombreuse – en tout, deux parents et sept enfants – vivent en résidence hôtelière dans deux studettes mitoyennes louées par le Samu Social (c’est-à-dire le contribuable), pour un loyer mensuel de… 5300 euros !



Qualifié de « réfugié », ce père de famille est pourtant originaire d’un pays considéré juridiquement et spontanément comme « sûr », la Roumanie, qui est partie intégrante de l’Union européenne depuis 2007. Nous aurait-on donc caché des guerres en plein cœur de l’Europe ? !



Bien sûr, tout ceci ne tient pas debout une seule seconde mais n’en constitue pas moins un double scandale : celui d’une immigration incontrôlée coûteuse non seulement politiquement mais aussi financièrement, d’une part. Celui d’une quasi subvention publique à des propriétaires d’hôtels de ce genre, qui font fortement penser aux marchands de sommeil, de l’autre.



Luciano et sa famille sont-ils réellement des « réfugiés », et si oui pourquoi ? Combien y-a-t ‘il d’autres Luciano, de Roumanie et d’ailleurs, habitant en région parisienne comme dans tout le reste de notre pays, alimentant ainsi cette gabegie de l’argent et de la patience publiques, au plus grand bonheur des partis extrémistes qui font leur miel de ces désordres ?



Voilà les questions légitimes et responsables qu’ont dû se poser tant de téléspectateurs devant ce reportage à mettre au crédit de la télévision publique. Voilà des questions qui méritent d’être posées directement au gouvernement, qui ne peut pas éternellement se cacher derrière son petit doigt dans l’espoir d’être dispensé de rendre des comptes aux Français.



Au-delà, on en trouve ici une démonstration supplémentaire, c’est une fois de plus l’Europe-passoire de Schengen qui prouve toute son inanité et sa nocivité : incapable de tenir ses frontières extérieures, l’Europe de Schengen organise en parallèle un chaos migratoire permanent en son sein, au nom d’une « liberté de circulation » dont à peu près tout le monde se contrefiche, n’ayant que très peu l’occasion de se rendre hors des frontières nationales.



On entend beaucoup ces derniers temps les politiciens et les éditorialistes prétendant « faire » l’opinion s’inquiéter ouvertement de la disparition de l’Europe de Schengen sous les coups de la crise migratoire – crise migratoire, dont ledit système (faut-il le rappeler) est totalement et exclusivement coupable. La réalité, que ne connaissent pas ou n’admettent pas ces gens enfermées dans leur bulle parisienne, c’est que très peu de Français pleureront les accords de Schengen, voire que beaucoup d’entre eux les pousseront avec soulagement dans la tombe. Pour que cessent tous les drames migratoires et humanitaires issus de la fausse générosité ambiante, premier carburant de l’extrémisme dans notre pays, je ne serai pas le dernier !