Il met particulièrement en valeur ma ville, Yerres. Son magnifique parc Caillebotte, les forêts qui l’entourent, la rivière. En m’y promenant ce week-end pendant les journées du patrimoine, je me disais que c’est l’action locale (déjà 15 ans que je suis Maire), ce sentiment d’être vraiment utile, qui me donne la force et la sérénité de mener un combat politique national souvent ingrat et difficile.

Je ne remercierai jamais assez mes concitoyens de m’avoir « adopté ». Moi, le parachuté, j’aime ma commune comme si ma famille en était issue depuis des générations !

C’est d’ailleurs cet aller-retour permanent, entre préoccupations locales et vision nationale qui, je le crois, nourrit et fortifie l’homme politique. Ma commune c’est un peu comme la quille du voilier. Invisible sous les flots, c’est elle qui permet au navire de filer sous les vents et résister aux tempêtes.

En tous cas, quand je vois comment nous avons redressé Yerres qui était en faillite il y a 15 ans, je me dis que la politique, si décriée aujourd’hui, peut soulever des montagnes. Que ne pourrait la France si ses habitants croyaient à nouveau en eux-mêmes et se retroussaient les manches pour, avec un peu de courage et beaucoup de bon sens, remettre en ordre leurs propres affaires…