Car le concret, il est bien là le problème. Toutes les opérations de communication ne cacheront jamais la réalité : l’inaction de François Hollande et du gouvernement contre le chômage et la crise. Ca, les socialistes et leurs communicants de bazar ne l’ont toujours pas compris.

Un coup d’œil sur l’agenda du Premier ministre suffit à saisir le malaise profond qui touche nos gouvernants. Cette semaine l’opération communication veut faire de Jean-Marc Ayrault le grand timonier de la France de 2025… comme si il n’y avait pas assez à faire avec la France de 2013. Pour l’occasion, il va consulter, comme par exemple le philosophe Marcel Gauchet sur son appréciation de la mondialisation. Vaste programme pour au final brasser du vent…

L’illusion de l’action pour faire oublier la vacance du pouvoir. Voilà en quoi sont réduits ceux qui sont censés conduire le pays dans une des périodes les plus sombres de son Histoire.

Hollande croit encore que sa baisse dans les sondages vient de quelques jours pris au Fort de Brégançon à l’été 2012. Mais il n’a pas compris qu’il payait le retour de bâton des désillusions des Français. Dès le 14 juillet 2012, le Président Hollande avait désavoué toutes les promesses de campagne du candidat Hollande. Or les Français ont du bon sens. Ce qui n’a pas marché pendant 30 ans, à savoir une immigration débridée, une mondialisation sauvage, une soumission à Bruxelles et aux multinationales, n’a pas plus de chance de réussir maintenant.

Après Nicolas Sarkozy en brasseur de vent, on a droit depuis plus d’un an à François Hollande en illusionniste. L’illusion d’un changement de cap puisque que sa politique se situe dans la droite ligne de celle menée par son prédécesseur. L’illusion de résultats puisqu’à l’entendre, la reprise, et bientôt le plein emploi, seraient au coin de la rue…

Eux, les Français ne marchent plus. Ils ne veulent pas d’une communication de l’action, ils veulent de l’action. Ils ne veulent plus des promesses, ils veulent des résultats.

Cette réalité elle est omniprésente dans tout le pays. Depuis début juillet la Caravane DLR baptisée « La France peut s’en sortir » traverse le territoire de long en large. Sur le terrain le discrédit de l’UMP et du PS est total après 30 ans d’échecs continus. Mais en discutant avec les Français un autre constat durcit cette vision déjà peu flatteuse de la classe politique au pouvoir. La parole du Président de la République et de son Premier ministre n’est pas seulement discréditée, elle est démonétisée. Les Français n’écoutent même plus les prises de parole de M. Hollande. Sa parole glisse sur les Français comme l’eau sur les plumes d’un canard. La chute vertigineuse du nombre de téléspectateurs qui suivent ses interventions en témoigne. Il va d’échec d’audience en échec d’audience.

Pour que la communication retrouve du sens, la politique doit reprendre le pouvoir. Non pas le pouvoir pour ses attributs, mais le pouvoir pour agir sur le cours des événements, pour retrouver les marges de manœuvre indispensables. C’est tout le sens de mon engagement politique. C’est aussi le message porté par les militants de DLR tout l’été avec notre slogan « La France peut s’en sortir ». Car oui, nous avons les moyens de retrouver le chemin du progrès et de donner un avenir à nos enfants. Pour cela il n’y a qu’une seule condition : que la France retrouve son indépendance pour conduire une politique qui aille enfin dans l’intérêt des Français. Alors l’action ne sera plus une illusion. Alors la réussite nous tendra les bras.