L’étape suivante, à Boulogne-sur-mer, n’était pas plus réjouissante avec la situation de la pêche française. 90 % des bateaux de pêche artisanale sont en vente. Bruxelles accable de règlementations abusives nos pêcheurs, tout en abandonnant des quotas de pêche considérables à la Norvège et à l’Islande, pays qui ne sont pourtant pas dans l’Union Européenne. Une bureaucratie envahissante pour les Européens et l’ouverture totale des frontières pour les intérêts extra-européens, le résultat est là : le port de Boulogne est devenu la plaque tournante des importations du poisson pêché par nos concurrents.



Enfin, dernière étape : le 2ème chantier de France, celui du terminal méthanier de Dunkerque. Un chantier de 1800 ouvriers, dont 70 % de travailleurs dit « détachés », c’est-à-dire de nouveaux esclaves roumains et polonais, embauchés par des sociétés européennes qui, en cassant les prix, ont gagné les marchés d’EDF. C’est le scandale des travailleurs détachés de l’Union Européenne : quand une entreprise les recrute, elle ne paye plus les charges sociales en France, mais dans le pays d’origine du salarié (Pologne, Roumanie, etc…). Les entreprises françaises qui emploient encore des Français, perdent fatalement tous les marchés publics. L’argent du contribuable sert ainsi à nourrir la Pologne ou la Roumanie. Et pendant ce temps-là, nos ouvriers n’ont plus d’autre solution que d’aller pointer au Pôle Emploi de Dunkerque.



Retour par Lille et ses camps de Roms qui s’étalent le long des autoroutes. Mais Mme Aubry est toujours fière que Lille ait été un temps la capitale de la culture européenne ...



Pendant cette journée, nous avons vu à quel point nos compatriotes sont plongés jusqu’au cou dans l’arnaque de l’Union Européenne. Simplement, ils sont encore résignés, abasourdis, par la propagande qui leur fait croire qu’il n’y a pas d’autre voie possible. Contrairement à ce qui est répété, notre pays a des atouts. Beaucoup de Français veulent travailler et sont prêts à des efforts.



L’enjeu est tout simplement de se libérer des règles autoritaires et néfastes de l’Union Européenne qui empêchent la France de résoudre ses problèmes. Retrouver la maîtrise de nos lois, de nos frontières, de notre budget, de notre monnaie, voilà l’enjeu majeur. Ce qui n’interdit en rien la mise en œuvre de coopération à 4 ou 5 pays autour de projets concrets, la réalisation – enfin ! – de la vraie construction de l’Europe qu’attendent vainement les peuples depuis 25 ans !