La France ne pourra pas endurer trois nouveaux mois d’immobilisme. La « commissionite aiguë » n’a jamais fait une politique. Or depuis son arrivée à Élysée, François Hollande semble avoir confondu la Présidence d’un pays comme la France avec celle d’un Rotary Club. Pour le plaisir tragi-comique et souligner le ridicule de la chose, je me suis amusé à recenser les commissions créées par François Hollande depuis sa prise de fonction :

- Commission chargée de la rénovation et de la déontologie de la vie publique

- Commission chargée d’élaborer le nouveau livre blanc sur la défense

- Mission d’évaluation sur la France dans l’Otan

- Mission sur la création à l’ère du numérique

- Mission sur la fin de vie

- Concertation sur l’éducation

- Concertation sur l’indexation du SMIC

- Mission sur le financement de la protection sociale

- Création d’un groupe d’experts pour réformer le système de retraites

- Commission sur un plan pour l’avenir de la branche automobile

- Mission sur la compétitivité des entreprises

- Mission sur l’avenir de l’Audiovisuel extérieur de la France

- Concertation pour une Conférence environnementale



Cette liste n’a rien d’exhaustive mais elle est déjà révélatrice du mal dont souffre François Hollande. La gauche a passé 10 ans dans l’opposition, François Hollande a été pendant près d’un an en campagne entre la primaire socialiste et l’élection présidentielle. Et pourtant une fois au pouvoir, ils ne savent toujours pas quoi faire… ou plutôt ils savent trop bien qu’ils ne peuvent rien faire.



« Si vous voulez enterrer un problème, créez une Commission » disait Georges Clémenceau. Si cette maxime peut se vérifier pour des problèmes mineurs, il n’en est hélas rien pour les problèmes que traverse aujourd’hui notre pays. Et cet été pendant que le Président et les ministres étaient en vacances, tout s’est encore accéléré. La France est en train de rentrer doucement mais surement en récession. Les plans sociaux se sont multipliés. La crise de la monnaie unique a atteint un nouveau seuil d’alerte. En effet les récentes déclarations des autorités finlandaises et autrichiennes révélant que ces pays se préparent à un éclatement de la zone euro rappellent l’urgence de la situation. La fin de l’euro est surement une question de semaines et le gouvernement de la France n’a encore rien anticipé.



Il est temps d’abandonner l’immobilisme et les formules creuses. Je ne sais pas ce qu’est un Président normal, mais je sais qu’un vrai Président prend des décisions, cherche des solutions, bref il trace une route pour conduire les affaires du pays. Alors Monsieur Hollande, l’action, c’est maintenant ou jamais !



Hélas ma crainte est que les socialistes restent si peu inspirés qu’ils préfèrent confier à des autorités non-élues supranationales la conduite des affaires du pays. C’est la voie choisie par François Hollande avec la ratification du nouveau traité européen. Plutôt qu’agir, il préfère transmettre le pouvoir budgétaire de la France à la Commission de Bruxelles. Curieuse façon qu’ont nos gouvernants de gouverner depuis 30 ans… Plutôt que d’affronter les problèmes, ils les confient à d’autres.



Nous, à Debout la République, avons une boite à outils avec plein de solutions novatrices. Si vraiment Monsieur Hollande a besoin d’inspiration, je l’invite volontiers à nos Universités de rentrée les 7 et 8 septembre prochains, il verra que de vrais experts avec de vraies solutions sont là pour résoudre les problèmes des Français. Peut-être que cela lui donnera l’envie d’agir enfin.