A gauche, il n’y a plus de majorité de cœur et d’espoir. Hier encore, le gouvernement n’a pu faire passer que de justesse son projet de loi de financement de la Sécurité Sociale grâce à l’abstention des députés socialistes surnommés les frondeurs. S’ils avaient voté contre, le gouvernement se retrouvait en minorité.

Il suffit d’ailleurs d’entendre la violence des propos des communistes ou des écologistes pour comprendre l’impasse dans laquelle s’est placé tout seul le Président de la République et son gouvernement.

Cela me fait penser à une phrase de François Mitterrand sur François Hollande qui m’a été rapportée récemment. A l’un de ses proches qui lui demandait pourquoi ce jeune député n’avait pas été promu Ministre, l’ancien Président avait simplement répondu : « il n’a pas beaucoup de caractère, il sera vite le jouet de son administration ».

Je crains qu’aujourd’hui François Hollande ne précipite le pays dans le gouffre que par faiblesse vis-à-vis de la pensée unique et de la technocratie bruxelloise. Les socialistes sont comme des zombies qui obéissent à des instructions stupides qui ruinent le pays.

A droite, le spectacle des députés UMP est aussi effrayant. Ce ne sont que conciliabules et confidences. On se croirait revenu aux grandes heures de la guerre Balladur/Chirac quand chaque clan comptait ses troupes.

Mais la situation est bien pire car il ne s’agit pas de la concurrence entre deux projets politiques ou même de l’ambition mais de l’étalage de fausses factures et de compromissions diverses. Faute là aussi de porter un vrai projet pour la France, c’est une forme de suicide collectif que se livre l’UMP.

Les députés sincères qui n’appartiennent pas aux clans assoiffés de vengeance et de rancune sont hagards de désespoir.

Tout cela prouve bien la nécessité urgente de reconstruire notre vie politique autour de rassemblement de personnes intègres et de convictions, défendant un cap pour le pays et proposant les moyens pour l’atteindre.

La décomposition politique va s’accélérer puisque ces petits jeux sont en complet décalage avec les attentes de nos concitoyens.

A celles et ceux qui doutent, je veux rendre l’espoir, car contrairement à ce que veulent faire croire le PS et l’UMP, il est tout à fait possible de bâtir une nouvelle offre politique. Ce sera l’enjeu de notre congrès du 12 octobre prochain.