L’heure est au recueillement, à l’unité nationale, aux manifestations d’indignation, et c’est bien normal.

Mais cela ne suffit pas !

De grâce, ne répétons pas les fautes des pacifistes de l’entre-deux guerres.

Il faut regarder la réalité en face. La France est en guerre :

Guerre extérieure contre Daesh au Moyen-Orient, et contre les djihadistes au Sahara.

Guerre intérieure face à ceux qui ont pris les armes contre la République et ses valeurs.

Gardons-nous de deux périls :

Celui de la naïveté : nous payons cher aujourd’hui la politique des bons sentiments qui a désarmé le pays.

Celui de l’amalgame : les barbares d’aujourd’hui ne représentent pas l’immense majorité des Français de confession musulmane.

Entre ces deux périls, le chemin est étroit : il exige lucidité sur l’ampleur de la menace et cohérence dans la réponse à apporter ! La meilleure façon d’honorer la mémoire des victimes journalistes ou policiers n’est pas de faire la politique de l’autruche mais tout au contraire d’agir vite et fort.

Aucun tabou ne doit résister à l’analyse. Abordons les vraies questions : le contrôle de nos frontières, les moyens de notre police et des services de renseignements, le fonctionnement de notre justice, la gestion et le financement du culte musulman en France, l’état de notre école publique.

Aujourd’hui, le temps est au deuil, demain viendra celui des réponses.

Nous le devons aux victimes, Nous le devons à la République, Nous le devons à la France.