Jamais depuis Vichy, on avait connu une telle arrogance, un tel mépris à l’égard de la France.

Cette prise de position ne tombe pas du ciel.

M. Oettinger est un proche de Madame Merkel, ce qui veut dire très concrètement que la chancelière allemande menace ouvertement notre gouvernement.

Cela prouve bien d’ailleurs que la politique de soumission de François Hollande à l’égard de l’Allemagne ne lui a rien apporté. Plus il obéit, plus on lui en demande.‎ C'est le propre des pays colonisés.

Cette mise en garde scandaleuse est d’autant plus insupportable que c’est en partie la stupide politique de récession cumulative imposée par l’Allemagne au reste de la zone euro qui explique la chute de la croissance et l’effondrement des recettes fiscales et sociales du Sud de l’Europe et de la France.

La plupart des Prix Nobel, le Fonds Monétaire International, les principaux Etats lors du G20, ont expliqué en vain à Madame Merkel, que si la bonne gestion est positive (et personne ne nie les efforts du peuple allemand), l’excès de rigueur peut tuer la croissance, nourrir le chômage de masse et créer un chaos social et politique qui n’est ni dans l’intérêt de la France, ni dans celui de l’Allemagne.

Bien évidemment, la panne de croissance française s’explique aussi par nos propres faiblesses, mais ce n’est pas en plongeant la tête des économies du Sud sous l’eau, qu’on y arrivera.

Rappelons quand même à ce commissaire borné, qu’à la fin de la Seconde Guerre Mondiale, les Etats-Unis ont effacé une très large partie de la dette allemande.

Tout cela démontre bien que l’euro, au lieu de rapprocher les peuples, éloigne leurs économies et ravive les vieux préjugés des uns et des autres.

La réconciliation franco-allemande n’a jamais été aussi facile et intense que lorsque nous avions chacun notre monnaie adaptée à nos compétitivités et à nos cultures.

François Hollande, une fois de plus, a cru pouvoir se faufiler en acceptant l’euro tout en n’en tirant pas les conséquences.

Le choix pour la France est simple : soit on retrouve notre monnaie nationale, l’euro-franc, pour laisser l’euro-mark se réévaluer de 20 %, soit l’on s’engage (et c’est ce que semble vouloir faire l’UMP) vers une baisse des salaires de 20 % avec des conséquences sociales et politiques dramatiques.

Ne pas choisir, c’est en vérité avoir choisi l’humiliation à Bruxelles et l’explosion à Paris.

Nous, à Debout la France, proposons une autre politique.