Comment d’ailleurs aurais-je pu reprocher à Nicolas Sarkozy sa myopie sur la révolution tunisienne et ne pas approuver l’énergie de la France et de son Ministre des Affaires Étrangères, Alain Juppé, pour défendre à l’ONU le principe d’une zone d’exclusion aérienne.

Il ne s’agit pas, contrairement à ce qu’écrivent certains, d’un droit d’ingérence permanent. Cela n’a rien à voir bien évidemment avec l’invasion de l’Irak qui était le fruit d’une manipulation politique sans précédent du Président Bush.

On peut bien sûr reprocher au Président de la République de s’être réveillé très tard - et le soupçonner d’arrière-pensées électorales - mais qu’importe lorsque l’essentiel est fait. Car ce qui compte en politique, c’est prendre de la hauteur.

Imaginons à l’inverse une France aux abonnés absents et les insurgés Libyens dans une mare de sang !



A cet égard, ces événements prouvent bien qu’il ne peut y avoir de politique étrangère Européenne, car il n’y a pas d’unité sur ces questions ; quand il faut agir, ce sont les Nations qui - seules - peuvent se lever.

Raison de plus pour ne pas se laisser brider par le pacte de l’euro car - on le voit dans cette affaire - c’est la France avec l’Angleterre qui interviennent, qui supportent le coût d’une politique de défense et c’est au contraire l’Allemagne qui pointe du doigt nos déficits. Mais nous en reparlerons.

Cette intervention montre aussi que nous devons nous dégager au plus vite du bourbier Afghan pour récupérer l’usage de nos troupes, et retrouver ainsi notre mobilité de défense.

En définitive, on le voit ici une fois de plus, la France n’est grande que lorsqu’elle est indépendante.